CANAL NOIR



   
   FRANZ BARTELT
       ou:   les littératures du tiroir
 
 
 
Franz Bartelt se présente d'emblée comme étant "ininterviewable", confirmant ce qu'en pensait Pascale Fonteneau qui, apparemment, s'était livrée à l'exercice il y a peu.
Pourtant, cet écrivain multi-cartes a beaucoup de chose à dire sur son univers littéraire, sa manière et son style d'écriture, sa passion pour son métier des mots. Son bonheur d'écrire.
Entré en polar volontairement, un passage comme tant d'autres dans la bibliographie fournie de Franz Bartelt, il nous appartenait d'essayer de mieux comprendre cette démarche.
Avec l' aide et  l'humour de son auteur...
 

Mais nous devons être prudents.
Bartelt nous dit de lui-même qu'il aime la pataphysique, qu'il se veut émule de Jarry, du moins à certains moments.
Et si tout était "jarryesque" dans la démarche de cet auteur?  

Très sociable, il sait être fascinant, conteur infatigable d'anecdotes truculentes. Et sensible
.
A nous de nous débrouiller avec ce qu'il met sur la table.

Bartelt entré en polar, nous nous devions de mener l'enquête.
L'auteur se définit lui-même comme écrivain. Point. Né en octobre 1949, ce qui le "...place sous le signe de la Balance, ascendant vin rouge..." comme il aime à le confirmer .
Le premier élément est donné.
Une suite dans l'interview.
 
A vous maintenant de poursuivre les recherches dans ses livres...

 
J’ai rencontré Franz Bartelt à Bruxelles, dans le cadre du festival TOTAL POLAR 2006, et il a bien voulu répondre à mes questions.

E.Borgers
février 2006

 



EB
Pourquoi le polar,
Franz Bartelt ?

Franz Bartelt
 Cela vient de mon enfance. De ma grande admiration pour le polar dans mes lectures d’enfant. Dans les séries de la Chouette, du Masque et d’autres. J’ai donc simplement  voulu en faire à cause de ça. J’avais aussi  été fort impressionné la première fois que j’ai lu Le pays où  l’on arrive jamais, d'André Dhôtel (
1955 , prix Femina- ndlr) qui au fond est une espèce de polar, une enquête. Je devais avoir 9 ans. De plus j’avais appris que c’était un auteur de la région, qui habitait près de chez nous (région de Charleville –ndlr). C’était donc pour moi, à l’époque, un signe que n’importe qui pouvait envisager d’être écrivain. C’est en quelque sorte  Dhôtel qui m’a donné la permission d’écrire…
En polar, j’ai aussi été fort impressionné par Steeman (
Stanislas André Steeman, auteur belge très populaire, auteur de romans policiers à succès -ndlr). C’était d’ailleurs un Belge et un auteur formidable.
J’ai donc assez vite voulu faire du polar, mais chaque fois que je m’y suis mis, je laissais vite tomber. Je croyais qu’il fallait recourir à des formules, à cause du genre. Ça ne marchait pas… donc je n’ai plus essayé pendant un bon bout de temps.
A un moment donné, j’ai compris qu’il fallait que je fasse des polars   comme mes autres romans.  Le jardin du Bossu , c’est conçu comme les autres… je m’installe, je ne pense à rien… c’est un travail sur l’inconscient.
Mais je ne voulais pas de modèle venant du polar.


EB

Au fond vous faites du Bartelt, mais en polar… Vous approchez le polar tout en gardant vos qualités propres, sans vous inféoder.

FrBa
 C’est ça. Je continue à faire mon écriture, de temps en temps sous forme de polar.
Mais j’ai toujours bien aimé la littérature de genre.
J’ai par exemple écrit un roman pornographique qui s’appelle Simple, paru au Mercure de France. Ce n'est pas fait dans la tradition française du genre. C’est un art poétique. C’est plutôt un manuel d’initiation à l’écriture, mais sans les métaphores et variations habituelles utilisées dans les œuvres pornographiques. Seulement le vocabulaire de base, les mots bruts… crus. Puis il y a une histoire, c’est un roman.
J’ai aussi fait un bouquin de scatologie. Je voulais être le meilleur dans ce domaine-là. C’est un petit bouquin qui s’appelle « Liaison à la sauce », chez un petit éditeur belge, mais il n’y avait pas plus de 200 exemplaires. Je m’étais rendu compte que la scatologie était un des derniers tabous… Alors que pour moi la véritable obscénité, c’est la mort !


EB
 En disant cela à propos de la mort, vous rejoignez certains des plus grands écrivains de polars noirs, car c’est souvent le sujet central de leur œuvre.
Comme c’est, par exemple, le cas de Robin Cook, le très grand auteur anglais, exorciste de la mort. Pour lui, pire que le meurtre, la véritable obscénité c’est la mort.


FrBa
Oui, c’est exactement ça.
Mon bouquin c’est une très courte histoire d’amour, 100 pages, genre collection Harlequin, mais… ils sont moches, ils puent, etc. Est-ce que quand on est très laid, sans travail et qu’on est pauvre on n’a pas intérêt à s’accepter pour pouvoir s’aimer ? Donc c’étaient des gens qui s’aiment et qui aiment leurs semblables, des gens moches qui puent etc. Ils ne peuvent pas faire autrement, sinon ils sont condamnés à ne pas aimer. D’ailleurs lorsqu’ils meurent tous les deux, « …ils se retrouvent dans l’odeur propre de la mort », qui est la phrase qui justifie le bouquin ; la mort c’est la propreté, pour tout le monde…
Ce qui me scandalise et que je n’accepte pas, c’est la souffrance. Quelle qu’elle soit. Des hommes, des animaux… L’homme n’est pas sur terre pour souffir. Il faut absolument soulager la souffrance humaine, quels que soient le moyens. C’est la dignité humaine que de vivre dans le bonheur. Il n’y a pas de justification à la souffrance, elle ne sert à rien.
Le vrai bonheur venant souvent de petites choses et on l’éprouve qu’à certains moments.
Le bonheur c’est le souvenir de ces instants. La norme par laquelle on peut mesurer son état de bonheur. Des rien du tout…
Pour moi, mon bonheur c’est d’écrire. Quand je me mets chaque jour devant mon bureau, je me sens bien.



EB
Votre premier polar publié est bien
Massacre en Ardennes
?

( voir nos commentaires sur ce roman dans le chapitre Carnets Noirs )

FrBa
Oui, c’est bien le premier, publié chez Quorum. Le livre est épuisé et la maison d’édition n’existe plus, mais il va être réédité chez Labor ce mois-ci  (février 2006, ndlr)
Il était devenu introuvable, mais je ne voulais pas le republier. Je suis contre les rééditions.
Je ne le renie pas, mais j’aime bien donner la prime au lecteur. Si on a vendu 2000 exemplaires, il  y a eu 2000 lecteurs… leur récompense c’est de l’avoir. Les autres doivent se débrouiller.
Il y a d’ailleurs de mes bouquins qui ne sont pas du tout réédités, bien qu’on me l’ait demandé cinquante fois…



EB
Est-ce que vous vous considérez comme étant un auteur de polar ?


FrBa
Ah non… je suis un écrivain… je ne me suis jamais considéré comme étant un auteur de polars. Je travaille sur le langage, je suis un écrivain. Même pas un romancier, un écrivain. Raconter des histoires cela ne m’intéresse pas; ce qui m’intéresse c’est écrire les choses le plus justement possible. Et en essayant de trouver de nouvelles formes. Les mots génèrent eux-mêmes des histoires. L’histoire vient des mots.
Dans Le jardin du Bossu , c’est flagrant, ce sont les mots qui guident l’histoire. Toute l’ambiguïté du roman vient de ce que les personnages disent. Donc tout se trouve dans les mots. En fait ce qui m’intéressait, c’était le rapport entre le roman et le lecteur. Dans l’histoire, c’est moi qui suis en train de duper le lecteur. J’explique pendant 50 ou 60 pages qu’il faut se méfier des apparences, il ne faut pas croire ce qu’on voit, que tout est truqué. C’est marqué en toutes lettres.


EB
C’est le roman de la duplicité ?


FrBa
Oui, c’est : les apparences sont trompeuses. C’est : les fausses apparences.
C’est parce que je suis un auteur de théâtre.


EB
Vous êtes un peu un touche-à-tout littéraire, Franz Bartelt. Je connaissais vos activités dans d’autres domaines de l'écriture, au point que la toute première fois que j’ai vu votre nom dans des listes de polars, je pensais que c’était un autre, un homonyme.
..

FrBa
Non, c’était moi… j’ai aussi fait des « son et lumière », j’ai écrit beaucoup pour le théâtre, 40 pièces je crois, j’ai écrit pour la radio… En fait, j’ai 80 titres exploités.


EB
Oui, une production prolifique…
Dans vos déclarations, et peut-être que vous jouiez avec cette idée, vous avez toujours prétendu que vous aviez en permanence plusieurs dizaines  de romans qui attendaient d’être publiés, mais que vous ne publiez pas directement.


FrBa
Si, si, je les publie… j’en sors.


EB
Il reste donc un fonds en attente… Actuellement, lorsque vous sortez un livre, vous le sortez de votre « vivier » ou bien écrivez-vous quelque chose, spécialement pour cette publication ?


FrBa
Je publie toujours les romans au moins quatre à cinq ans plus tard. Si je publie un roman, il sort toujours  de mes réserves.
D’ailleurs le prochain polar qui va paraître, certainement dans la Série Noire, il est écrit depuis 10 ans… je ne le sors que cette année, car c’est le moment.


EB
Indiscret d’en demander le titre ?


FrBa
Oui, indiscret. On va me le chourer…
Et puis, le titre peut encore être changé par l’éditeur.
Par exemple  Les bottes rouges s’appelait
« La Déprimeuse ».


EB
Je n’ai pas lu tout ce que vous avez publié, mais, dans ce que j’ai lu, une chose me frappe, c’est l’humour.  Cet humour peut d’ailleurs être de l’humour noir ou grinçant.
Vous estimez que c’est une composante nécessaire à vos livres ? Spécialement en parlant polars ou livres qui s’en approchent, même de loin.


FrBa
Vous appelez ça de l’humour, mais c’est une manière de regarder les choses. Je considère la vie comme insondable. C’est une tragédie, c’est épouvantable. Si on en rajoute dans les livres, c’est encore pire. On ajoute du malheur au malheur, et ça devient insupportable.
Donc ça me vient de manière naturelle, je ne me force pas. C’est une attitude philosophique…


EB
Donc, cet humour, ce regard, cela fait bien partie intégrante de votre écriture…


FrBa
Ah oui, complètement ! Ça devient rigolo simplement parce que la manière de voir est  décalée par rapport à celle qu’il faudrait.
C’est comme lorsque juste avant notre discussion j’expliquais l’anecdote de la dame qui, dans le récit du petit incident banal qu’elle a subi, parle « d’attentat ». C’est énorme… ça devient rigolo. Et intéressant…


EB
Vous pouvez également décaler un peu votre écriture, ce qui participe
.

FrBa
Je la décale très peu. J’essaye toujours d’être très précis. Une phrase trop belle, je l’enlève. J’essaye d’avoir un ton sans effets, afin de bien marquer la distance, bien marquer que ce que je raconte, ce n’est pas la vérité.
Ne pas oublier que je suis de Charleville, qui est la capitale mondiale de la marionnette… Un homme s’en occupe, et elles ressuscitent…
Beaucoup de mes personnages sont des marionnettes.


EB
Dans Massacre en Ardennes par exemple, beaucoup de personnages secondaires sont des espèces de marionnettes. Mais des marionnettes qu’on a parfois habillées d’une petite réalité
.

FrBa
Oui dans "Massacre..." et d’autres…
La réalité? je parle quand même de la société.
Et il y a aussi de l’humour qui corrige ma vision.

EB
L’humour peut avoir bien des colorations. Il peut être sinistre, il peut y avoir du cynisme macabre dans une forme d’humour qu’on rencontre chez certains auteurs… Un humour noir évidemment, mais qui peut malgré tout faire sourire, si pas rire…


FrBa
Je ne suis pas cynique. J’aime bien les gens…


EB
Oui, c’est vrai et on le sent dans vos romans. Notamment dans Massacre en Ardennes.
C’est d’ailleurs ce que je faisais ressortir dans mes commentaires à propos de ce roman, commentaires publiés dans POLAR NOIR…


FrBa
Il n’y a pas eu de critiques de ce livre. Il n’a pas été suivi, car il est sorti au moment où l’éditeur commençait à avoir des problèmes. Il n’a été tiré qu’à 1500 ou 2000 exemplaires et presque pas distribué. La TV française en a un peu parlé, quelques journaux l’ont mentionné, mais c’est tout.

EB
Mis à part ce que vous avez publié à la Série Noire, et celui –ci, y a-t-il eu
d’autres polars dans  votre production  ?

FrBa
Il y a eu ce qui est un vrai  polar, publié dans la Blanche :  Le grand bercail .
Au départ je voulais le faire paraître dans une collection policière, mais ils n’ont pas voulu car il était écrit d’une certaine façon. C’est un des meilleurs romans que j’ai fait. Oh, il a fait son métier, mais il aurait pu faire mieux…
Il y a Les  bottes rouges , souvent considéré comme un roman noir. Pas polar, mais roman noir. C’est l’histoire d’un crime parfait. Pour moi pour qu’il y ait polar, il faut qu’il y ait une enquête. Ou la quête de la vérité. Dans Les bottes rouges , c’est le lecteur qui se fait sa vérité.



EB
Dans la palette des écritures qui est la votre, avez-vous été tenté par la BD ?


FrBa
Non. Par contre, si on me le propose…
J’ai fait beaucoup de choses différentes, mais je les ai toutes faites de la même façon. Mes pièces de théâtre sont très comparables à mes romans, mes romans sont très comparables au reste… tout ça se ressemble. En fait pour moi, c’est de l’écriture, seules les techniques changent un peu. J’ai fait des pièces pour la radio, des scénarios de films… et pour moi c’est la même chose.
Si on me demande demain de faire de la BD, j’essayerai. Mais je n’ai pas d’a priori contre cette idée.

EB
Par ailleurs, êtes-vous intéressé par la BD ?

FrBa
Pas du tout… C’était interdit à la maison quand j’étais gosse. Je n’ai jamais lu beaucoup de BD, sauf à la grande époque de "Charlie Hebdo" ou de "Hara Kiri"… Avec Reiser, Willem…
Et puis, j’aime bien les livres sans images. L’image pollue le mot. Je suis plutôt habitué à lire de la typographie. Dès qu’il y a une image, ça me gêne.

EB
Et que pensez-vous alors du cinéma ?


FrBa
J’ai baigné là–dedans. Et ça me fait plaisir. Mais si j’ai le choix entre un livre et un film, je prends plutôt le livre. Mais, enfant et adolescent j’allais beaucoup au cinéma.

EB
A l’heure actuelle, vous vous y intéressez encore ?


FrBa
Si il pleut, je vais au cinéma… ça ne me manque pas trop.

EB
Et vos scénarios étaient de quel genre, c’étaient des documentaires, de la fiction… ?


FrBa
J’ai fait des fictions, des courts-métrages. En général sur commande. J’ai fait des choses un peu surréalistes sur Rimbaud et sur Verlaine pour des cinéastes français de ma région.
Je m’en tiens au scénario. Après, je ne veux plus en entendre parler, je ne suis plus mêlé à la suite. Je me limite à l’écriture.
Mais ça m’intéresse, et, oui, je pourrais y revenir.



EB
Vous écrivez encore pour les journaux ?


FrBa
Oui, oui. Mais je ne suis plus journaliste depuis 15 ans. J’écris encore pour les journaux et les magazines, mais ce sont des commandes. Je n’ai plus le temps d’en faire plus…
Outre mes travaux d’écriture, romans, polars…etc., j’ai des activités bénévoles assez fournies qui me prennent beaucoup de temps.


EB
Je connais un de vos recueils d'articles publiés dans des journaux qui m'avait beaucoup intéressé, car il parlait des deux Ardennes, la française et la belge. C'étaient des chroniques consacrées à ces régions et à ce qui s'y passait...

FrBa
Oui, c'était D'une Ardenne et de l'autre... très bon recueil.
Il alternait des chroniques que je publiais en Belgique ou en France. Une fois de l'un, une fois de l'autre. Des sujets intéressants ou amusants. Toutes mes chroniques ne s'y trouvent pas évidemment. C'était une sélection
.
On ne le trouve plus non plus, ce livre...

EB
Que ce soit à cause des Ardennes ou du polar, nous sommes sûr de vous retrouver, Franz Bartelt, au détour de l'une ou l'autre publication, blanche ou noire.
Et nous savons maintenant qu'elles viendront donc toutes de votre tiroir qui ne manque pas de fonds (littéraire
...). Pour notre plus grand plaisir de lecteur.
Merci d'avoir répondu à nos questions.



Bruxelles, 4 février 2006 - festival TOTAL POLAR


commentaires dans Polar Noir
sur  certains
romans de Franz Bartelt :
                                                          voir
  >>> nos Carnets Noirs


© E.Borgers 2006



 
 
 


 


 

FRANZ BARTELT _ fév.2006 - photo E.bogers      

           Franz Bartelt                               (photo E.Borgers)

              
 
 
 
 
   
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 





                      
Bibliographie sélective
polars et assimilés

 - Massacre en Ardennes,
    Quorum, 1999

    (ce polar va être republié par
     Labor en 2006 )

  - Le jardin du Bossu,
     Série Noire, Gallimard, 2005

dans la Blanche
 - Les bottes rouges,
     Gallimard, 2000

 - Le grand bercail,
     Gallimard, 2002


                           EB - fév.2006
    
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 




















































































































































                  

         
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Charleville - Mézières : son histoire, les Ardennes

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Mise à jour de cette page:  13 février 2006
Création: 10 février 2006


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