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Les éditions du Scorpion
(1946 – 1969 )
225
titres
(provisoirement) recensés
Avertissement :
Cet article recouvrant les 24
années des éditions du Scorpion est, de par la
complexité du problème, évolutif. A
l’heure actuelle, nous situons le nombre de livres
publiés par les éditions du Scorpion dans une
fourchette allant de 280 à 300
titres.
Nous remercions Yves de
Mellis qui nous a narré la
rocambolesque « fin du Scorpion »
de 1966 à 1969, Louis Thirion qui a
évoqué avec beaucoup de poésie ses
rencontres avec d’Halluin dans le Quartier latin des
années 64/69 et
Dominique Rocher qui nous a précisé la position
de ces éditions en 1959. Il
nous a semblé logique d’inclure leurs
témoignages dans les commentaires accolés
aux notices de leurs romans respectifs.
Avant de nous lancer dans
la jungle aux scorpions, rendons
hommage à l’ami Jacques Bisceglia qui avait
commencé à débroussailler les lieux
dans son monumental livre de cotes de 1985/86, à une
époque où la France ne
connaissait que le Minitel.
Création des
Éditions du Scorpion
On peut
considérer que l’aventure du Scorpion
débute ainsi
qu’Alain Vian, frère de Boris, la narre :
« Un jour de juillet, par
l’intermédiaire du contrebassiste de
l’orchestre Abadie, Georges d’Halluin dit
Zozo, Boris fait la connaissance de Jean d’Halluin, un jeune
éditeur d’une
vingtaine d’années qui tente de lancer sa
maison : Les éditions du
Scorpion, alors sises rue Clément. »
Alain Vian restitue
à sa manière le dialogue entre Jean
d’Halluin et Boris Vian :
« Ecoute, Boris… Est-ce que tu pourrais
me
faire un bouquin qui plaise autant que Tropique du cancer
de Henry
Miller ? et voici la réponse :
« Bon, ben tu me laisses quinze
jours et je te ponds un truc » Le
« truc » sera J’irai
cracher sur vos
tombes dont le titre initial était J’irai
danser sur vos tombes,
écrit entre le 5 et le 20 août 1946.
L’idée
géniale du remplacement de
« danser » en
« cracher » vient de Michelle
Léglise, la première femme de Vian.
La
première
époque du Scorpion avec le logo du scorpion
rouge en quatrième de couverture ou, exceptionnellement, du
Scorpion
astrologique bleu pour le livre couleur blanc
cassé de Raymond Guérin est
lancée. Dans son Manuel de Saint-Germain des
Prés, Vian nous renseigne
sur le couple des éditeurs :
« Jean
d’Halluin : Directeur des Editions du
Scorpion,… Il possède de vrais scorpions vivants
qui lui ont été ramenés
d’Egypte par Gabriel Pommerand. Il est très jeune
(26 ans), pas radin pour un
éditeur, fidèle à Cluseau-Lanauve qui
lui dessine des couverture rouges et
noires depuis quatre ans. Colette d’Halluin, la Scorpionne,
est une personne
dont, au physique comme au moral, on ne peut penser que des choses
flatteuses… »
Les éditions du
Scorpion s’appellent ainsi en hommage de
Jean à sa femme Colette, née sous ce signe
astrologique.
Voici ce que nous apprenons
sur Jean d’Halluin lors du
procès J’irai cracher sur vos tombes
de la bouche d’André Berry (
dans le dossier établi par Noël Arnaud sur le
procès des « tombes »)
: « Je savais par Raymond Guérin, qui me
l’avait présenté, que M.
d’Halluin avait derrière lui une
carrière parfaitement honorable, M. d’Halluin
est âgé de 23 ans maintenant. ... il
était issu d’une génération
d’imprimeurs,
avait un père journaliste, … Après
avoir fait ses études dans un collège
religieux de Rennes, et au Lycée de Lyon, il avait
passé son bachot, et,
seules, les atteintes de la phtisie l’avaient
empêché de poursuivre ses
études. ». Plus intéressant
est ce commentaire d’André Berry concernant
les débuts de d’Halluin dans
l’édition :
« … car je crois qu’il avait
commencé purement et simplement par éditer des
livres d’enfants, et des plus
enfantins qui soient. » (il s’agit
très
certainement du numéro 1 de notre catalogue,
Rongetout-Trapue et
Trotinette-Moustachue).
Raymond Queneau
définit parfaitement les premières
années
des éditions du Scorpion :
« …
d’Halluin qui est un jeune éditeur, un des rares
jeunes éditeurs actuels qui poursuivent leur œuvre
en publiant des auteurs qui,
je dois dire, sont, le plus souvent, les mêmes que ceux que
nous publions aux
éditions de la Nouvelle Revue
Française/Gallimard. »

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Première
édition de 1946
Vernon
Sullivan (Boris Vian)
Les débuts du Scorpion... |
Deuxième (et
suivantes) édition
Changement de couverture
A
partir de 1947 |
Edition limitée
illustrée par
Jean
Boullet- 1947
( Rare) |
Première
époque du Scorpion (1946-1951)
Les livres sont
majoritairement rouges et noirs, avec des
explosions de titres aux polices variées, à
quelques exceptions près signalées
en commentaires dans la liste. Ils s’ornent d’un
joli scorpion rouge stylisé en
quatrième de couverture. Le catalogue comporte de
très grandes signatures,
souvent sous pseudonymes. C’est l’âge
d’or des éditions
de Jean d’Halluin. Nous n’avons pas inclus dans
cette liste, Histoire du
cinéma américain, Pierre
Artis, éditions Colette d’Halluin, 1947. Ainsi
que Dans la casbah de Lucienne Favre et La
grande bataille de
Clémenceau par André Tardieu, tous
publiés aux éditions Colette d’Halluin.
Ils figurent néanmoins dans les catalogues de certains
livres du Scorpion comme
Les Hommes de sang de Forestier et dans le bon de
commande déniché par
Guy Durliat (voir notice numéro 2 ci-dessous).
Un des grands
pièges des catalogues du Scorpion est la
mention de livres qui n’existent pas et n’ont
jamais existé (exemple : Les
casseurs de Colombes de Boris Vian qui est à
l’origine du roman
humoristique Bison Ravi et le Scorpion rouge
écrit par l’auteur de cet
article et paru chez Mare Nostrum en 2009) de livres qui
n’existent pas en
Scorpion mais ont peut-être connu une publication
ultérieure sous un autre
titre (exemple : J’ai eu ma part
de John Amila) ou ont été
finalement édités chez d’autres
éditeurs (exemples : le troisième tome
de
la trilogie noire de Léo Malet : Sueurs
aux tripes ainsi que Le
faune de marbre de Nathaniel Hawthorne).
On notera que cette
époque dorée où les bons auteurs sont
légion (Vian, Queneau, Guérin, Hyvernaud, Malet
et dans une moindre mesure,
Narcejac, Chase, Bastiani, Audouard et Padgett) correspond à
la période des
sept publications de Boris Vian et à l’annonce de
la huitième qui ne viendra
jamais. Nous sommes tentés de voir avec le départ
de Vian la fin de la première
époque. Evidemment, les poursuites judiciaires concernant
les deux premiers
Sullivan ont laissé des séquelles dans le couple
auteur/éditeur formé par
Vian/d’Halluin.
Liste des
titres :
1-
Rongetout-Trapue et
Trotinette-Moustachue, textes d’Alexis
Remizov, illustrations de Jean Cagnard, 16 pages, format à
l’italienne.
Commentaire : ce livre en couleurs a la
particularité de ne pas avoir de
dépôt légal et ne peut-être
daté que par déduction. En outre, si le nom de
l’imprimeur ( Lecram-Servant ) est bien
imprimé en quatrième de
couverture, l’expression « Les
éditions du Scorpion, SRL, 12 rue Blanche,
Paris » est un simple et unique coup de tampon
violet en troisième de
couverture. Il n’y a aucun logo spécifique pour
symboliser le Scorpion. Malgré
la qualité des textes et dessins ainsi que de
l’impression, nous avons presque
un fanzine sous les yeux. Cependant, nous avons deux arguments pour le
dater de
1946. Conçu pour un public très jeune, il semble
correspondre exactement au
témoignage d’André Berry lors du
procès de Vian et d’Halluin:
« … car je
crois qu’il avait commencé purement et simplement
par éditer des livres
d’enfants, et des plus enfantins qui
soient. »
. Dans ce cas, il s’agirait bien du premier livre au label
des éditions du Scorpion avant la rencontre historique des
deux jeunes gens.
D’autre part, si les éditions du Scorpion
étaient bien sises en 1946 lors de
la publication du numéro 3 (les
« tombes ») rue Blanche, elles
seront
au moins dès le numéro 6 (le Guérin),
en 1947, établies rue Jean-Goujon. La
cote de ce livre est très aléatoire, entre 20 et
300 euros.
2-
Ferragus, Honoré de Balzac,
1946. Commentaire : cet ouvrage
était signalé par Noël Arnaud dans
« les vies
parallèles ». Guy
Durliat (membre de la Société des lecteurs de
Georges Hyvernaud) a eu la preuve
quasi-certaine de son existence en dénichant dans le fonds
Hyvernaud un
catalogue/bon de commande des éditions du Scorpion
mentionnant ce titre en tête
de catalogue au prix de 75 Frs, volume in 8 suivi par
« les tombes ».
Durliat, par ailleurs scorpionophile averti, le considère
comme le numéro 1 des
éditions du Scorpion. Il nous semble que l’absence
de Rongetout dans ce bon de
commande de l’éditeur comportant 14
ouvrages parus du Scorpion mis à la
vente et 3 à paraître plaide plutôt en
faveur de Rongetout pour la place de
numéro 1. Comme si d’Halluin trouvait a posteriori
que Rongetout n’avait pas sa
place dans son catalogue et le considérant comme un
numéro zéro à oublier.
D’ailleurs, pour justifier la présence de Ferragus,
d’Halluin le
présente comme « le premier roman
policier français ! ».
N’oublions pas non plus le témoignage
d’André Berry sur les débuts de
d’Halluin pour faire pencher la balance en faveur de
Rongetout. Notons que,
jusqu’à présent, nous n’avons
jamais rencontré de collectionneur possédant
cette réédition de Balzac. Avis aux amateurs, les
recherches sont ouvertes…
3-
J’irai
cracher sur vos tombes, Vernon Sullivan, achevé
d’imprimer le 8 novembre
1946. Commentaires : 8 éditions
différentes recensées par F. Roulmann.
Faut-il préciser que Vernon Sullivan était le
pseudonyme de Boris Vian ?
Signalons que la première édition comporte une
couverture grise, rouge pâle et
blanche avec un dessin de scorpion jamais repris par la suite. Elle est
évidemment beaucoup plus rare que
l’édition rouge et noire au titre
explosé avec scorpion rouge moult fois retirée.
Mentionnons
également la très belle édition
illustrée par Jean Boullet en 1947 qui est, de
loin, la plus cotée, avec un tirage à 960
exemplaires dont 10 hors commerce.
4-
Chroniques de septembre, Louis Guitard,
préface d’Eugène
Frot, 1947. Commentaire : chroniques
journalistiques à la tonalité très
nationaliste et conservatrice.
5-
Œdipe, Jean
Boullet, 1947. Commentaire : livre d’art
tiré à 425 exemplaires par le
grand peintre et illustrateur Jean Boullet qui réalisera
notamment un célèbre
portrait de Boris Vian.
6-
La main
passe, Raymond Guérin, achevé
d’imprimer le 20 juin 1947.
Commentaire : une méditation philosophique
écrite avec un style proche de
celui du « roman noir » par
l’auteur bordelais gallimardien de
L’Apprenti et de Les Poulpes.
7-
L’Automne
à Pékin, Boris Vian, 1947.
Commentaire : couverture probablement
réalisée par Boris Vian. Souvent
considéré comme l’un
des chefs d’œuvre, voire le chef
d’œuvre de Boris Vian. Il est à noter
que
cette première édition au Scorpion
présente des différences stylistiques avec
la réédition de 1956 chez Minuit qui est
à l’origine de toutes les versions
récentes.
8-
Les
Morts ont tous la même peau, Vernon Sullivan,
achevé d’imprimer le 10
septembre 1947. Commentaire: le Nègre Dan Parker qui
passe pour un Blanc commet des excès sexuels à la
chaîne dans le milieu
Blanc...On notera que le nom de ce personnage fut inspiré du
nom bien réel de
Daniel Parker, instigateur de ligues de moralité et cheville
ouvrière des
procès et interdictions lancés à
l'encontre de J'irai cracher sur vos tombes
(et de Les morts ont tous la même peau qui
sera interdit
conjointement par le tribunal). Mais, la réalité
dépassant toujours la fiction,
lorsque plus tard, le même Daniel Parker s'en prit
à Gallimard (pour Henry
Miller) on découvrit le vrai pédigrée
du sieur Parker: le censeur moralisateur
écouté sous Pétain était
aussi un pédophile-pédéraste notoire
échappant aux
condamnations par les interventions des autorités
ecclésiastiques...(rappelé
par Jean-Jacques Pauvert dans Visages de la censure).
9-
Faites
danser le cadavre, Raymond Marshall, 1947.
Commentaire :
pseudonyme de James Hadley Chase, collection « Les
romans noirs »
dirigée par Hélène Bokanowski.
Commentaire : C’est Hélène
Bokanowski qui,
leurrée par la première fausse traduction de
Boris Vian de son J’irai
cracher sur vos tombes, lui proposera sa première
vraie traduction, Le
grand horloger de Kenneth Fearing, Nourritures terrestres,
194 7. On
peut considérer que la collection « Les
romans noirs » est une
séquelle à la publication du Fearing, mais cette
fois au Scorpion. Elle
comprendra 11 titres. D’après Noël
Arnaud, le Fearing était inscrit au
catalogue des éditions du Scorpion. Cela ne suffit pas pour
en faire un vrai
Scorpion, même si la tentation est grande…
10-
On est toujours trop bon avec
les femmes, Sally Mara, traduit de l’irlandais par
Michel Presle, achevé
d’imprimer le 8 novembre 1947, collection
« Histoire de rire ».
Commentaire :Mara et Presle sont des pseudonymes de
Raymond Queneau,
l’unique.
11-
Ainsi soit-il, Maurice
Raphaël, 1947/8. Commentaire : il s’agit du
premier nom de plume de
Victor-Marie Lepage, celui qui deviendra Ange Bastiani, auteur
à succès de la
Série Noire. Sans oublier qu’il fut
également ancien responsable gestapiste de
l’Eure-et-Loir. Ce roman fait partie avec J’irai
cracher sur vos tombes, I
shall spit on your graves et Les morts ont tous la
même peau, des
ouvrages du Scorpion poursuivis par la justice française.
12-
I
shall spit on your graves, Vernon Sullivan, The
Vendôme Press, achevé
d’imprimer le 27 avril 1948. Commentaire: c’est la
traduction à l’envers de J’irai
cracher sur vos tombes réalisée par
Boris Vian avec l’aide de Milton
Rosenthal, un pigiste américain des Temps modernes.
The Vendôme Press
n’est qu’une façade
éditoriale, il s’agit donc bien d’un
vrai Scorpion qui ne
veut pas dire son nom. Son apparence est d’ailleurs
calquée sur les Scorpion
habituels. Il s’agit là de l’objet livre
du Scorpion le plus rare et le plus
cher avec les « tombes » version
Boullet.. D’après les actes du procès,
ce titre a été tiré à 2000
exemplaires mais les invendus (nombreux) ont été
pilonnés par décision de justice. Il est donc
difficile de dire combien il en
existe réellement. En janvier 1951, à Londres, un
stock de cette édition est également
envoyé au pilon sur décision de justice. A
l’origine, ce livre avait été
annoncé au dos des volumes avec le titre
« Ye Shall Defile and Destroy
Them ». (voir aussi le dossier Polar Noir sut les diverses traductions anglaises)
13-
Dix ans avec Marcel Cerdan, Lucien
Roupp, 1948. Commentaire :
un Scorpion atypique pour cette première époque.
Tout est dit dans le titre…
14-
Les amours buissonnières,
André du Dognon, juin 1948. Commentaire :
roman explicite sur
l’homosexualité qui jouit d’un certain
renom sur internet..
15-
Faut que ça saigne, Thomas
Narcejac, 1948 (en fait, co-écrit par Serge Arcouët
alias Laforest alias Terry
Stewart et Thomas Narcejac). Collection « Les gants
noirs ».
Commentaires : Une suite jamais publiée est parfois
annoncée sous le titre
de Race de chiens ! Signalons
également que ce roman noir a la
particularité d’avoir été
co-écrit par l’un des deux auteurs du
bicéphale
Boileau-Narcejac, ennemis déclarés, dans leurs
écrits théoriques, du
« roman noir ». Enfin, pour en
terminer avec ce roman culte du
Scorpion, n’oublions pas que son premier titre non retenu fut
Parlez d’un
nègre !.
16-
Et on tuera tous les affreux,
Vernon Sullivan, paru le 20 juin 1948. Commentaire : ce roman
de
science-fiction policière et humoristique sera
illustré en bande dessinée par
Alain Tercinet, le spécialiste de jazz et romancier, et
publiée en 1967 par
Eric Losfeld. Détail amusant : la BD et le roman
ont à peu près la même
cote chez les bouquinistes.
17-
N’y mettez pas votre nez,
Raymond Marshall, 3e trimestre 1948, collection
« Les romans
noirs ».
18-
La vie est dégueulasse,
Léo Malet, septembre 1948. Collection
« La société de
minuit ».
Commentaire : Il s’agit de la
réédition du roman publié
début 1948 à la
S.E.P.E. Léo Malet réglera ses comptes avec le
Scorpion et d’Halluin,
rebaptisés « les éditions du
Scolopendre » dans une aventure de
Nestor Burma.
19-
Traquenards, Raymond
Marshall, 4e trimestre 1948, collection
« Les romans
noirs ».
20-
Marie-Octobre, Jacques
Robert, achevé d’imprimer le 30 novembre 1948.
Commentaire : le roman est
très différent du film avec Danielle Darrieux.
21-
Y’a pas de justice,
James
Curtis, 1949, collection « Les romans
noirs ».
22-
L’aventure est sur la mer,
Charles Nordhoff, 25 janvier 1949.
23-
La
peau et les os, Georges
Hyvernaud, préface de Raymond
Guérin, 1949. Commentaire : ce roman a
été publié, avec quelques
années de retard, grâce à
l’intervention de Guérin, ami de
d’Halluin. Hyvernaud
commentera dans des écrits ultérieurs
très acerbes son expérience au Scorpion. Pour en
savoir plus, il faut se reporter aux remarquables
publications de la Société des Lecteurs de
Georges Hyvernaud. Notons pour les
collectionneurs, qu’il existe en deux versions : une
Cluseau-Lanauve
typique rouge et noire avec scorpion rouge en quatrième de
couve et une mixte
inspirée de celle de Raymond Guérin avec scorpion
astrologique en couve et
scorpion rouge en quatrième de couve. Pour
l’anecdote et l’amour de la chine,
il existe peut-être un retirage du livre effectué
par d’Halluin et caché au
couple Hyvernaud. N’oublions pas que d’Halluin est
souvent décrit comme un
sympathique « coquin ».
24-
Alors ça biche ?,
Forestier, 1949. Collection « La
société de minuit ».
25-
Les Ecrevisses ont le dernier
mort, Jacques Thinus, 1949.Collection
« Les gants noirs ».
26-
Deux hommes dans sa peau,
R. Hubert-Floriot, 1949. Collection « Les gants
noirs ».
27-
Débrouillez-vous
avec la morte, Eugène Moineau, 1949. Collection
« Les gants
noirs ». Commentaire de Paul Maugendre :
« Il (Moineau) fut attaché au service de
presse du Fleuve Noir et a publié
dans les années 60/70 une petite revue mensuelle
destinée aux libraires et aux
critiques qui était fort agréable à
lire. Il aurait écrit également sous divers
pseudos. »
28-
Les hommes de sang,
Forestier, achevé d’imprimer le 10 mars 1949.
Collection « La société de
minuit ».
29-
Au petit poil, Yvan
Audouard, achevé d’imprimer le 16 mai 1949,
collection « Histoire de
rire ». Commentaire : la grande plume
sudiste du Canard Enchaîné.
Audouard était un ami de Boris Vian.
30-
Les Fourmis, Boris Vian,
achevé d’imprimer le 5 juillet 1949.
31-
Le soleil n’est pas pour
nous, Léo Malet, 1949. Collection
« La société de
Minuit ».
Commentaire : le troisième tome de la
« trilogie noire » de
Malet, Sueurs aux tripes est annoncé en
quatrième de couverture mais il
ne sera jamais publié au Scorpion.
32-
Fuyez, douce image,
Forestier, 1949. Collection « La
société de minuit ».
33-
Du tord-boyaux pour les durs,
William O’Farrell, 1949, collection
« Les romans noirs ».
34-
La môme casse-burette,
Franklin James, 4e trimestre 1949, collection
« Les romans
noirs ».
35-
C’était le paradis,
John
O’Hara, 1949. Commentaire : par un auteur
américain récemment
redécouvert et traduit.
36-
Rien ne va plus, Gérard
Frasson 1949.
37-
Bluffs, Gérard Frasson,
1949.
38-
La femme amoureuse, J.
Hardy, 1949.
39-
Le festin des charognes,
Max Roussel, 1949. Commentaire : Max Roussel aurait
écrit un livre
collaborationniste en 1941. En l’état de nos
connaissances, ce n’est qu’une
rumeur. Par contre, il a « traduit et
adapté » un roman totalement
délirant d’Ernst Ratno intitulé Ne
sont pas morts tous les sadiques,
publié en 1948 par « Fournier
Valdes » et, parfois, attribué au
Scorpion. Selon certains chercheurs, Ratno et Roussel ne feraient
qu’un.
40-
Je n’en rougis pas, Anne
Salva, illustration de couverture de Ferracci. Commentaire :
roman sur la
prostitution, très belle couverture atypique avec un
lampadaire.
41-
Lucy la douce veuve, Gilles
Milartoc, 1949. Commentaire : en quatrième de couve
est annoncé J’ai
eu ma part, un John Amila ( Jean Amila )
qui ne sera jamais publié
par le Scorpion.
42-
Le monde inversé,
André du
Dognon, 1949.
43-
Dix leçons
d’éducation sexuelle, Odette
Poulain, George Sinclair, 1950. Commentaire : ce
titre préfigure la future curieuse ligne
éditoriale de d’Halluin lors de la
Deuxième Période.
44-
Journal intime, Sally Mara,
janvier 1950, collection « Histoire de
rire ». Commentaire : le
second Quenau/Sally Mara/ Michel Presle. On remarquera que Queneau et
Vian se
retirent du Scorpion au même moment.
45-
Trafic en mer, Charles
Nordhoff, 1950.
46-
De deux choses l’une,
Maurice Raphaël, 1950.
47-
Elles se rendent pas compte,
Vernon Sullivan, juin 1950. Commentaires : De nombreux
ouvrages, par
ailleurs fort documentés, mentionnent une date de
parution antérieure erronée.
Il s’agit du septième (en comptant le
Vendôme Press) et ultime Vian publié au
Scorpion malgré l’annonce en quatrième
de couverture d’un huitième jamais
écrit
(à l’exception de onze feuillets), Les
Casseurs de Colombes. N’oublions
pas que la dernière note prise par Vian,
retrouvée par Noël Arnaud, pour la
rédaction des
« casseurs » date de janvier 1950.
48-
Un petit coin peinard,
M.-A. Hall, 2e trimestre 1950 collection
« Les romans
noirs ».
49-
Guet-Apens, Lewis Padgett,
4e trimestre 1950 collection
« Les romans noirs ».
Commentaire : Vian traduira en 1953 la nouvelle Tout
smouales étaient
les borogoves du bicéphale Padgett (= Catherine
Moore et Henry Kuttner).
Couple mythique de la science-fiction américaine.
50-
La main dans le sac,
Raymond Marshall, 1950. collection « Les romans
noirs ».
51-
Cadavres à Manhattan,
John
Roeburt, 1950. collection « Les romans
noirs ».
52-
Drôle de nuit, James
Curtis, 1950. collection « Les romans
noirs ».
53-
A corps perdu, John O’hara,
1950.
54-
Le Festival, Maurice
Raphaël, 1950.
55-
Bourric Polka, Jean Piverd,
1950, collection « Histoire de
rire ». Commentaire : prix Tabou
1950. Le prix Tabou a été
créé par et pour les éditions du
Scorpion.
56-
Les deux ne font pas la paire,
Jacques Castain, 1950.
57-
Des souris à la crème,
Pierre Salva, 1er trimestre 1951, collection
« Histoire de
rire ». Commentaire : les motifs
explosés en rouge et noir
disparaissent de la couverture au profit d’un dessin de brune
pulpeuse non
signé « à la
Pichard ». La tranche rouge et le Scorpion rouge au
dos
de quatrième se maintiennent encore. En quatrième
de couve est annoncé Les
casseurs de Colombes de Boris Vian.
58-
Hollywood-Méditerranée,
Marc Méloni, 1951, collection « Histoire
de rire ».
Commentaire : l’esthétique de ce livre
est très proche de celle du Salva
avec une pin-up stylisée en couverture.
59-
Tout pour la flûte, R..
Fauchet, 1951, collection « Histoire de
rire ».
60-
Les cochons n’ont pas
d’ailes, Pierre
Salva, 1951, collection « Histoire de
rire ».
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Rééd. du
roman de Malet en 48
Le 3e
volet de la Trilogie Noire
ne
sera pas publié au Scorpion |
1950 : parution du dernier des
sept
romans
que publia Vian au Scorpion
dont 5 Sullivan (y compris une trad.) |
Roman traduit de l'anglais (1950)
de M.-A. Hall
Collection
Les romans Noirs |
DEUXIEME
EPOQUE : (1951
– 1969)
Les
couvertures
rouges et noires ainsi que le scorpion rouge au dos de
quatrième disparaissent.
On peut légitimement se demander pourquoi. Les titres
n’explosent plus, les
formats sont aléatoires mais les illustrateurs plus
réalistes comme Brenot
créent une esthétique attachante. Les auteurs
sont de notoriétés très
inégales. Le
catalogue des éditions du
Scorpion perd en renommée malgré quelques jolis
coups éditoriaux (Paul Malar,
Maurice Dekobra, Anne Mariel, Marise Querlin, Yves de Mellis) ou
littéraires
(James Cain, Georges Arnaud). L’exhaustivité du
recensement est, pour
l’instant, difficile à obtenir. Jean
d’Halluin n’a plus de ligne éditoriale
apparente. Des mémoires de guerre côtoient des
livres coquins, des romans
d’aventures et des études
géographiques. On trouve même des biographies de
grands musiciens et de la science-fiction
française…
Mentionnons
quelques
titres phares qui jalonnent ces années :
Liste des
titres :
61-
Coups de tête, James Cain,
juin 1951. Commentaire : il existe une édition rare
avec la jaquette
montrant un homme tenant dans ses bras une femme et une
édition plus commune
avec une femme au maillot de bain.(illustration de Brenot).
62-
Appel des sexes, Marthe
Richard, 1951. Commentaire : couverture avec un visage de
jeune femme
aguicheuse. Roman par celle qui osa fermer les maisons closes en
France. Prix
Tabou 1951.
63-
Bataillon Monclar, Jacques
Bouttin, 1952. Commentaire : témoignage sur un
bataillon de l’ONU en
Corée.
64-
Corrida de la peur, Tom
Lea, 1952. Commentaire : roman tauromachique écrit
par un peintre
américain. La jaquette en couleurs est illustrée
par Brenot.
65-
Tropique du caducée, Paul
Malar, 2e trimestre 1952. Commentaire :
un certain succès
commercial. L’illustration de la jaquette est une photo
stylisée de jolie femme
noire nue zébrée par le titre rouge sur fond
jaune. La couverture est signée
par « Massin ».
66-
Ordre alphabétique, Jamblan,
1952. Commentaire : couverture de Peynet.
67-
Les fugitifs de l’ennui,
Jean Laupretre, 1952. Commentaire : un roman sur
l’Indochine.
68-
Les Vertus Craboncrague, Roger Rabiniaux, 17
dessins de l’auteur
(couverture de Dubout), 1952, Collection “Histoire
de rire”.
Commentaire : Prix Tabou 1952. Pour l’anecdote,
l’auteur (de son vrai
nom : Roger Bellion) était sous-préfet
de Saint-Flour. Le jour de la
remise du prix, Boris Vian, membre du jury, s’amusa
à dédicacer cet ouvrage
qu’il n’avait pas écrit à
Jean Carlier.
69-
La bousculade, Yvan Audouard, 1953.
70-
Les
Oreilles sur le dos, Georges Arnaud, 1953.
Commentaire : pseudonyme de Henri Girard (Montpellier1917-
Barcelone1987), écrivain, journaliste et bourlingueur dont
la vie est
un vrai roman noir. Auteur du très
célèbre Le salaire de la peur (1950)
qui devint rapidement un succès de librairie
malgré son côté noir et âpre.
Ce
roman fut adapté dans ce qui est un des sommets du film noir
français par H.G.
Clouzot, en 1953 (avec Yves Montand, Charles Vanel et Folco Lulli, tous
trois
exceptionnels de vérité). Les oreilles
dans le dos est un roman
antérieur au Salaire de la peur, mais il
fut refusé par Jean d’Halluin
chez qui Girard le présenta (1949), sur les conseils de Yvan
Audouard. Roman de
gare, dans l’esprit de l’auteur, rapide et
à rebondissements multiples, ce
récit d’aventures exotiques en Amérique
du Sud (où Girard s’était
brièvement
expatrié -après un emprisonnement et un
procès pour meurtres en 1943 qui, même
s’il en était sorti acquitté, avait
marqué son avenir) aurait dû lui payer son
permis de conduire en France. Ce sera au vu du succès du Salaire
que
finalement d’Halluin s’empressa de publier Les
oreilles dans le dos en
1953, roman dur et assez noir. Le roman, revu, fut
republié chez Julliard en
1974. Georges Arnaud est assez injustement oublié de nos
jours (rappelons que
G.J.Arnaud est, lui, un auteur prolixe de littérature
policière et d’autres
genres ; débutant, il dut modifier son
prénom à cause de la confusion
possible avec Georges Arnaud, très
célèbre dans les années 50/60). George
Arnaud/Girard était connu pour ses engagements personnels
dans les combats de
l’extrême gauche des années 50 et
60 et s’était impliqué dans
le soutien à la
Révolution Algérienne, ce qui lui valut
poursuites et prison. Un écrivain
français atypique pour son époque, une vie
exaltée et révoltée (Roger Martin a
publié une excellente biographie de Georges Arnaud en 1993.)
71-
Quand
« elles »
conduisent, Jean Vertenelle, 1953. Commentaire : en
couverture, jolie
pin-up sortant d’une voiture.
72-
L’archange aux pieds fourchus,
Maurice Dekobra, 1953.
73-
La conquête de l’Everest par
le
Sherpa Tensing, Yves Malartic, 1953.
74-
Le lis et le piment,
Marcelle Vioux, 1953. Commentaire : jaquette
représentant une pin-up brune
dénudée et une blonde innocente. Couverture
naïvement coquine.
75-
Femmes sans hommes, Marise
Querlin, 1953. Commentaire : auteure féministe
sulfureuse quelque peu
oubliée malgré une biographie de Michele
Larrère, elle-même romancière au
Scorpion en 1963..
76-
Les chevaliers de la vodka ou
L’armée rouge est à New-York,
Maurice Dekobra, juin 1954.
77-
Patriarches en tous genres,
Pierre Salva, 1954.
78-
Les Charlatans de la médecine,
Autrec C.V. d’, 1954.
79-
Sophie et l’amour sorcier, Laure
Amiel, 1954.
80-
Les femmes que j’ai aimées, Maurice
Dekobra, 1954.
81-
Coralie la Créole, André
de Wissant, 1954. Commentaire : Cet
écrivain et journaliste à La
petite Gironde et à Sud-Ouest
publiera trois ouvrages au
Scorpion.
82-
Voluptés coréennes, Anne
Mariel, 1954.
83-
Un jeune patron, Lucien
Tantin, 1954.
84-
La sirène aux mains vides, Nita
Corelli, 1955.
85-
Le bateau des mille caresses, Maurice
Dekobra, 1955.
86-
Les Vierges choisies, Jean
Fangeat, 1955.
87-
Chaînes, Max Meriel, 1955.
88-
Charlotte
ou l’aventure médicale, Max Meriel,
1955.
89-
Parmi les fauves et les requins,
René Delpêche, 1955
90-
L’Aventure Caraïbe,
Francis
Didelot, 1955. Commentaire : un bon auteur de polars.
91-
Lola
Montès, Anne Mariel, 1955.
Commentaire : roman par une co-auteure de Maurice Dekobra.
92-
Une
femme à hommes, Christian Carel, 1955.
93-
Le
diable aux trousses, Suzanne Mesrouze, 1955.
94-
Messaline, Impératrice de feu,
Marise Querlin, 1955/56.
95-
Biscuit l’amour, Maurice
Raphaël, 1956. Commentaire :
réédition d’un titre
paru en 1954 chez Œuvres Libres. Quatrième et
dernier titre de Bastiani/Raphaël
au Scorpion pour une collaboration qui s’étale sur
quasiment dix ans..
96-
Call-girl,
Louis-Charles
Royer, 1956.
97-
Méhariste à dix ans, B.
de
Gouvello, 1956.
98-
Médecine, amour et fantaisie, L.
Epagneul, 1956.
99-
Chimères,
Catherine Egar, 1956.
100-
Le long des trottoirs,
Léonide Moguy, 1956. Commentaire :
cinéaste d’origine
russe qui fit carrière en France à partir des
années 1930 et réalisa quelques
films aux USA (fuyant le nazisme). Scénariste et
réalisateur, il était surtout
connu pour ses films de bonne facture à caractère
social, souvent traités sur
le mode du mélodrame. « Le long des
trottoirs » est un film (1956)
qui aborde le monde de la prostitution, avec
Françoise Rosay et Anne Vernon,
écrit et réalisé par Moguy. Le roman
en est la novellisation
101- Possédée,
Marguerite
Schoell-Langlois, 1956.
102- La
jolie fille de Londres, Sarah Lee, 1956
103-
Mademoiselle Empire,
René Jean, 1956.
104- La
poudre aux yeux, Christian Coffinet, 1956.
105- La
veuve aux gants roses, Maurice Dekobra, 1956.
106-
Minuit, l’heure galante,
Maurice Dekobra, 1956
107-
Férocement vôtre,
Maurice Dekobra, 1957. Commentaire :
Superbe couverture illustrée par Brenot.
108- Sacha
Guitry, intime, Fernande Choisel, 1957.
Commentaire : souvenirs d’une secrétaire
de Guitry.
109-
Au plus chaud de l’enfer du bagne,
Roger Flotat, 1957.
110-
La madone des clippers, Christian
Carel, 1957.
111- La
mauvaise conscience, Vivien Martignac, 1957.
Commentaire : roman antisémite.
On remarquera un fond de livres d’extrême-droite
non négligeable dans la longue
vie du Scorpion.
112- Magie
noire, Pierre Fontaine, préface de F. Divoire, 8
illustrations, 1957
113- Le
grand voyage de Jeanne d’Arc, Jean-J. Simonet, 1957.
114- Infidèles
mais chères, Constantin Vermeuil, 1957.
115- Sans
laisser d’adresse, Anne Mariel, 1957.
116- Des
chiens et moi, Jean Fangeat, 1958.
117- Le
Bel âge, André du Dognon, 1958.
Commentaire : superbe
illustration de Jean Boullet représentant un jeune homme.
118- Histoires…
de Cinéma, Pauline Carton, 1958.
119-
Le sphinx a parlé, Maurice
Dekobra, 1958. Commentaire :
réédition d’un titre paru en 1930 chez
Baudinière.
120-Son
altesse mon amant , Maurice Dekobra, 1958.
Commentaire : « Editions Valmont et du
Scorpion ».
121-Lune
de miel à Shanghai, Maurice
Debroka, 1958.
122-Sous
le soleil marocain, Richard
Marius, 1958.
123-Et
le ciel resta bleu, Cécile Huk, 1958.
124- Le
Théâtre à Paris, tome 1,
Jean-Michel Renaitour, 1958. Commentaire : Renaitour
est le pseudonyme transparent du poète
Pierre-André Tournaire (1896-1986). Il y
aura 4 tomes consacrés aux saisons
théâtrales 1957,58,59,60.
125-Le
Théâtre à Paris, tome 2,
Jean-Michel Renaitour, 1958.
126-Amours
vraies, amours polissonnes, Franz Laur, 1958
127-Au
coeur du harem, Elisa
Chimenti, 1958
128-
Légendes
marocaines, Elisa
Chimenti, 1959. Commentaires de Karine Joseph des
éditions Sirocco qui
doivent rééditer cette
auteure : « Elisa Chimenti
(1883 Napoli
- 1969 Tanger) est une auteure italienne qui a vécu presque
toute sa vie à
Tanger et dont toutes les oeuvres publiées ont pour contexte
le Maroc. En
coédition avec une autre maison marocaine, nous
allons éditer un recueil de 5
de ses oeuvres, car c'est le 40è anniversaire de
sa mort cette année. Ses
livres sont introuvables aujourd'hui,
particulièrement ces deux-là, nous
avons nous-mêmes du mal à nous les procurer pour
notre projet, mais il semble
que nous sommes sur la bonne voie. (L'Institut du Monde Arabe
à Paris a un
exemplaire de "Légendes marocaines",
notamment) Il est
vraiment étonnant qu'une auteure telle qu'Elisa
Chimenti ait été publiée
par
une maison comme les Editions du Scorpion ; je serais curieuse de
savoir dans
quelles circonstances cela s'est fait. »
129-La
tunique chinoise, Anne Mariel, 1959.
130-Les
Morts inutiles, Edmond S. Albou, 2e
trimestre
1959.
131-Nuit
sur la glèbe, Pierre Bécat, 1959.
132-
Shakespeare et Gide en
correctionnelle ?, Daniel Guérin, 1959.
Commentaire : Daniel Guérin (1904-1988),
spécialiste de l’histoire de
l’anarchisme, essayiste, auteur engagé et
militant, soutenant les positions du
communisme libertaire et de certains autres mouvements anarchistes. Il
milita
aussi très activement pour la reconnaissance de
l’homosexualité ;
l’ouvrage édité par le
Scorpion appartient à cette catégorie.
133-
Ceux qu’emporte le train,
Alexandre Henri, 26 tableaux joués par
des prisonniers de camps d’internement, 1959.
134-Le
chef de bande sera arrêté ce soir, H.
Toubas, 1959.
135-
Les puissants, Paul Niger (pseudonyme
d’Albert Béville), 1959.
136-
Commissaire de quartier, Jean Ambrosi,
préface de Georges
Simenon, 1959.
 |
 |
 |
James Cain - 1951
Jaquette ill.la plus commune
pour ce roman |
Anne Salva - Je n'en rougis pas
- 1949
Les
couv. illustrées sont peu courantes
avanr 1951 |
Maurice Dekobra - 1957
Jaquette
dans l'air du temps |
137-Le
désert rouge, Dominique Rocher, 1959. Collection
« Alternance ».
Commentaires : Dominique Rocher est connue comme
auteure de plusieurs titres dans la collection Angoisse du Fleuve Noir.
Aujourd’hui, elle est chez Rivière Blanche, la
collection dirigée par Philippe
Ward. Voici ce qu’elle nous disait en juillet 2009 par
internet :
« J’avais présenté
« Le désert
rouge » publié chez
d’Halluin
aux Editions du Scorpion au concours du Grand Prix de
l’Académie des Provinces
Françaises sous la Présidence de Camille Belliard
directeur-fondateur des
Publications, l’Amitié par le Livre. Ce livre
relatait d’une manière romanesque
la Campagne d’Egypte de Bonaparte. Il était
arrivé deuxième. La première place
lui ayant été refusée,
paraît-il, car c’était un livre de
guerre. (En fait il
n’était pas à l’avantage de
Bonaparte). De toute manière ce
résultat m’a
encouragée à continuer
d’écrire… Je trouvais que la
distribution[ du Scorpion]
n’était pas suffisamment efficace
à mon goût. Je n'ai pas conservé de
souvenir
vivace concernant Jean d'Halluin. A
l’époque, 1959, Camille Belliard
m’écrivait que d’Halluin
désirait vouloir devenir un grand éditeur car les
critiques parlaient de ses livres et des placards publicitaires
paraissaient
régulièrement dans les journaux et revues. On
trouvait les ouvrages édités dans
les Bibliothèques des gares, véritable prouesse
car ces dernières étaient difficiles
à atteindre, selon lui… »
138-Vous
ne l’avez pas lu dans le journal, souvenirs d’un
journaliste,
René Delpêche, 1959.
139-La
perruche bleue, journal d’une courtisane, Maurice
Dekobra,
1959. Commentaire : à l’époque
de cette dekobramania tardive, l’écrivain
bordelais Jean Forton refusa à Jean d’Halluin, sur
les « conseils »
de Gallimard, de lui donner son roman La Ville
fermée (toujours
inédit), sorte de roman noir à la
André Héléna ou Kenneth Fearing
situé dans une ville imaginaire mêlant des
quartiers de Bayonne et
de Bordeaux (d’après les recherches de Catherine
Rabier) et narré selon
plusieurs points de vue.
140-
La Trahison du colonel Redko, Maurice
Dekobra, 1960.
Commentaire : Si la première
époque comportait sept Vian, la deuxième
époque du Scorpion est bien celle de Dekobra avec au moins
douze titres.
141-C’est
votre résistant qui m’a tué,
François Lovicki, 1960.
Collection « Alternance ».
142-Tornades
et Tam-Tams, Francis Didelot, 1960.
143- Journal
intime d’un V.R.P., J.C., 1960.
144-La
mort étrange de la IIIe République, Geneviève
Noël, 1960.
145-
Au temps de Staline, à la recherche
des prisonniers libérés en URSS, Général
P. Keller, 1960.
146-
L’école des truands,
Victor Alexandre, 1960.
147-Le
prochain de ces messieurs, Eric Avenant, 1960.
148- De
Verdun à Dien-Bien-Phu, J.-H. Jauneaud, 1960.
149- Les
Chiens de Faïence - URSS-USA, Robert R.
Metais, ?????
150- L’effervescent
Maréchal de Saint-Arnaud, Jacques Dinfreville,
1960. Commentaire : Sur l’Algérie.
151-Essai
sur le problème algérien, Jean Boisson,
1960.
152-
Le Théâtre à
Paris, tome 3, Jean-Michel Renaitour, 1960.
153- Le
Théâtre à Paris, tome 4, Jean-Michel
Renaitour, 1960.
154-
Exode 1940, Gabriel Danjou, 1960.
155- Par
quoi le Danemark fut-il pourri !, Lucien Auphan,
1960.
156-
La Passion selon Satan, Jacques Sadoul,
1960. Commentaires :
Jacques Sadoul est évidemment le directeur
littéraire recruté par
Frédéric
Ditis en avril 1968 aux débuts de J’ai Lu et grand
promoteur de la SF en
France. Dans son savoureux recueil de souvenirs paru chez Bragelonne,
le
directeur éditorial de J’ai Lu,
désormais à la retraite dans le Gers, confesse
avoir vendu 92 exemplaires de son premier roman paru aux
éditions du Scorpion.
Réécrit et
réédité chez Pauvert en 1978, ce roman
se vendit à peine mieux.
157- Madalena,
Manuel de Campos Pereira, 1961. Commentaire : Pereira
(Lisbonne 1906 - Lisbonne 1981), avocat et romancier portugais.
158-
Contes-fiction, 5 nouvelles,
Gwenn-Aël
Bolloré, 1961. Commentaire :
fut le P.D.G. des éditions de la Table
Ronde de 1953 à 1988.
159- Aux
sources du scoutisme français, Henri Viaux, 1961.
160-
Samory sanglant et magnifique,
Général Ingold, 1961. Préface de
Georges Gayet.
161- Dictionnaire
Rose et Noir, André de Wissant, 1961.
Commentaire : Erotisme.
162-Rêves
et combats, préface de Maurice Toesca, Jean
Souvenance
(Serge Grégoire), 1961. Commentaire : par un
écrivain libertaire, libre
penseur et militant pacifiste.
163-
La scandaleuse affaire de Gilles de Retz,
E. Coarer-Kalondan,
1961.
164-
La forêt des garces, Adolphe
de Falgairolle, 1961.
Commentaire : l’illustration très
artistique en vert et jaune représente
des femmes-arbres.
165- Palabres,
Léo Campion, 1961. Préface
de William
Shakespeare. Commentaire : poète,
chansonnier anar, ami de Vian, et
sur le tard héros d’un des premiers feuilletons
télévisuels français
consacré
au Fantastique.
166-
Lavaudieu et son Monastère,
Jean Viallet, 1961.
167- Les
pourvoyeurs de l’enfer, Jean Saint-Lamain, 1961.
168-
Le grand argentier de
Napoléon : Gaudin de Gaete, Gaudin
Gaete, 1962.
169- Petite
histoire de l’artisanat du bâtiment, Albert
Henri, 1962.
170-L’homme
qui n’avait pas de moustache, Michel Chrestien, 1962.
171- Chopin :
Explication d’un mythe, Marise Querlin, 1962.
172-Les
incompris,Géraldine Guiton, 1962.
173-
Le Château des soupirs,
Géraldine Guiton, 1962.
174- L’école
des zéros, Jean Saint-Lamain, 1962.
175-Jeanne
d’Arc était-elle la sœur de Charles
VII ?, Jean
Bosler, 1962.
176-Dictionnaire
pour mots croisés, H. Voisin,
1962.
177-
Classe 11 (les Anciens), L.
Montoby, 1962.
178-Dominique
fille du Roussillon, Jean Viallet, 1962.
179-L’assassin
des calvaires, A.B. Ashdey (pseudonyme de
l’Abbé H.
Derrien), 1962.
180-
Eléments de physique
évolutive, Louis Jacot, 1962.
181-
Dans l’empire
d’Assié, Marc Ménalque,
1962. Collection
« Alternance ».
182- Le
Bout du Monde, Madeleine Triandafil, 1962.
Préface d’Henry Bordeaux.
Commentaire : six mois d’hiver dans les neiges de
Haut-Maurienne, réédité
en 2003 à La Fontaine de Siloé.
183-Brahms, J.
Laufer,
1963.
184-
Le château de Fontaguil, Pierre
Aubriot, 1963.
185- Si
la France n’avait pas voulu, Antoine Dhurant, 1963.
186- Les
sirènes hurlent toujours (nouvelles), Aline
Edestin, 1963.
Collection « Alternance ».
187- Tempêtes
et accalmies, Michele Larrère, 1963.
Commentaire :
Par ailleurs, elle est l’auteure d’une
récente biographie de Marise Querlin.
188- La
Yougoslavie au volant, Guy Benamou, 1963.
189-
Les animaux du cosmos, Alain Lecarre,
1963.
190-La
meilleure force, Messaour Belanouar, 1963.
191-
Poésie du Japon, Colette de
Saint-Maurice et René Grout, 1963.
192- Molière,
ma femme et moi : journal d’une groslotite,, François
Charles, 1963.
193-
Les grandes heures d’Arnac-le-Duc, René
Gros, 1963.
194-
Méditations sur le mouvement,
Louis Jacot, 1963.
195-
La barbe du Viking, Fernand Poskin,
1963.
196-
Au dernier jour, François
Labarthe, 1963.
197- République
inconnue, Jean Viallet, 1963.
198- C’était
une librairie, Souvenirs et anecdotes, 21 ans de librairie, Robert
Caplain-Dol, 1963.
199-La
femme artificielle, A. Evrard, 1964.
200-Le
Dernier recours, Henri Barraud, 1964.
201- Augereau,
le beau sabreur, Raymond Gros, 1964.
202-Waterloo,
morne plaine, Louis Thirion, 1964. Préface de
Roger Pierre et Jean-Marc Thibault. Commentaire
de Louis Thirion, mythique auteur du Fleuve Noir qui, comme Dominique
Rocher, a
repris du service pour la Rivière Blanche de Ward et
Lofficier :
« J'ai rencontré d'Halluin dans un
comptoir de la rue Saint André des arts
ou j'avais mes habitudes . Je venais de commettre Waterloo en quelques
nuits de
délire et j'en parlais . Il a été
intéressé et m'a proposé de le lire .
Publié
avec prudence ( il m'a demandé de ne pas faire trop de
corrections qui
coûtaient cher a l'époque) a minima le petit texte
surréaliste a été salué par
un long article du Canard enchaîné
( deux qui avaient plus d'esprit que
4O) et cité dans Combat . Cet appui a
permis de couvrir les frais
d'impression, mais pas d'envisager un tirage supplémentaire
. Nous en sommes
restés là, c'est deux ans plus tard lorsque
revenant de voyage je galérai de
nouveau dans le quartier que j'ai revu d'Halluin . Il prenait son repas
dans le
même bouillon sordide mais splendide . Les serveurs
officiaient en tenue de
garçon de café hors d'âge . Une foule
désargentée se pressait autour de ces
tables couvertes de toile cirée . Voir mon
éditeur se restaurer dans ce bouge
valait plus qu'un long discours . Nous avons
échangé quelques propos hors de
l'espace et du temps et je ne l'ai plus revu . La publication de W M P
a été un
déclencheur. J'ai proposé le second texte
surréaliste que j'avais écrit à Eric
Losfeld ( La résidence de psycartown)
puis après deux essais en
espionnage chez SEV '( deux dames originales ) j'ai
rencontré Alain Page qui
m'a introduit au Fleuve noir . Je garde de mon aventure au Scorpion le
souvenir
d'une époque au parfum puissant et de deux aventuriers du
livre un peu
décrochés du réel en qui je me
reconnaissais. »
203-Le
démon de la vengeance, Luc de Bogeard, 1964.
204-Radieux
de la Gatouillère, André de Wissant,
1964.
205- Journal
d'un quaker de notre temps
1893 1962 , Henry van Etten,
1964.
206-Le
maître de Mount Vernon, George Washington, L.
Ducros, 1964.
Collection « Alternance ».
207-L’évolution
universelle, Louis Jacot, 1964.
208-Canada
incertain, Un pays à la recherche de son identité,
Philippe Aubert de la Rüe, « collection
Alternance », 1964.
209- Bouleversements
mondiaux, Mario de Sabato, 1964.
210-Vers
de nouveaux horizons,Denis Oussou-Essui, 1965.
211-La
lyre mystérieuse, anthologie réunie
par René Gibaudau (Nerval,
Aloysius Bertrand, Théophile Gautier…), 1965.
212-
Comment vivait l’homme des cavernes
à l’âge du Renne,
André
Cheynier, 1965.
213-Paris-Cap
Nord en 2CV, Marthe Broutelle, 1965.
214-Les
amants de Verdun, Georges-Marie Bernanose, 1966.
215-
Récits d’un docteur,
Robert Soupault, 1966.
216- Qui
te rend si hardi, Yves de Mellis, 1966 (Prix Tabou).
Commentaire d’Yves de Mellis envoyé par
Internet en juillet 2009 :
« Grâce à lui (Jean
d’Halluin) j'ai eu le prix Tabou suivi d'un repas avec
la presse (qu'il a oublié de payer) qui m'a valu beaucoup
d'articles mais aussi
la distribution n'a pas suivi les libraires n'étaient pas
servis. Tout est vite retombé. d'Halluin ne savait pas
exploiter un succès à long terme. Comme il
n'avait pas d'argent liquide il a proposé de me payer mes
droits d'auteur avec des actions du Scorpion et je me suis
retrouvé au conseil d'administration. J'étais
jeune et innocent la maison croulait sous les dettes.Son
frère a essayé de la relancer en faisant du
compte d'auteur. d'Halluin a disparu puis son frère et comme
j'étais le seul qui restait je me suis retrouvé
au tribunal. J'ai eu quelques difficultés à
prouver ma bonne foi.
J'ai complètement été mis hors de
cause par le
tribunal qui s'est rendu compte que je n'y étais pour rien.
Où étaient alors les frères d'Halluin?
Je pense en Belgique en tout cas pas au tribunal. ».
Troisième
époque : (1967 – 1969)
Pour gagner de
l’argent, le frère de Jean d’Halluin
décide
de faire du compte d’auteur en parallèle avec du
compte d’éditeur.
Les éditions
du Scorpion deviennent donc parfois: « Editions
du Scorpion,
Promotion et édition ».
217-Rendez-vous
au Caire, Saint-Elme, 1967. Collection
« Alternance ».
218- La
nuit des mortes qui vivaient, Gérard Avelane,
1967. : « Editions du Scorpion,
Promotion et édition »
219-C’est
nous les Africains, Henry Deloupy, 1967. :
« Editions du Scorpion,
Promotion et édition ».
220-Mon
père, ça ne va pas ?,
Jean-Pierre Schaller, 1968 : « Editions du
Scorpion, Promotion et édition »
221-La
Médecine décapitée, Jacques
M. Kalmar, 1968.
222- De
chair et d’esprit,
Farjallah Haïk, 1968. Commentaire :
Farjallah
Haïk (1907-1994), romancier libanais francophone.
223-Aventures
de chasse terrestre et
sous-marine, Edouard Valjac, 1968.
224-U
Pane azimu…, Joseph Marie Bonavita, 1968.
Commentaire : J.M.
Bonavita (Urtaca 1908-Neuilly 1971). Agrégé
d’Italien et attaché d’ambassade
à
Malte, ses oeuvres racontent ses souvenirs d’enfance. Ce
livre est souvent
donné dans les bibliographies comme étant
écrit en français ou en italien. Il
y a de fortes chances que ce soit une des premières
publications en corse.
Réédité en 2001 par le CRDP de Corse,
déjà épuisé.
225-
Journal intime, Denise
d’Artois, D’halluin Cie éditeurs, 1969.
Et
d’autres titres…
Fin
officielle du Scorpion (français) en 1969.
Un
procès met fin aux aventures des éditions du
Scorpion.
La
Pensée
Universelle créée par Alain Moreau reprend le
principe du compte d’auteur sur
les bases élaborées par les frères
d’Halluin dès 1970. Il est à noter
qu’un
certain Georges d’Halluin (le Zozo, ami de Boris Vian et
frère de Jean) en est
le chef de fabrication et qu’il participera aux
débuts de cet éditeur pas comme
les autres en apportant un stock
« oublié » de 600
tonnes de papier
vierge.
Certaines
études
avancent, sans citer de source incontestable, une mort de Jean
d’Halluin en
1980.
J'irai
cracher sur vos tombes film
français de 1959
(sur
scénario de Boris Vian, revu et massacré par la
production)
|
 |
 |
Affiche
du film de 1959 -
Réalisé
par Michel
Gast
et médiocre à tout point de
vue - Vian demanda que son nom soit retiré du
générique... |
Novellisation
à partir du scénario du film par
Françoise d'Eaubonne
A
la hauteur du film: insignifiant |
|
ATTENTION,
l’existence d’un Degrelle, face à face
avec le rexisme, par
Wim Dannau, publié en 1971 aux éditions belges du
Scorpion n’a strictement rien
à voir avec les frères d’Halluin. Il
s’agit là d’un hasard amusant
résultant de
la traduction française du nom des éditions
flamandes « de
Schorpioen ».
Bibliographie
Manuel
de
St-Germain-des-Prés, Boris Vian,
Livre de Poche.
Les
vies
parallèles de Boris Vian, Noël
Arnaud, Livre de Poche, 5e édition.
Dossier
de
l’affaire J’irai cracher sur vos tombes,
établi par Noël Arnaud, Christian Bourgois
éditeur, 1974.
Boris
Vian,
La vie contre, Marc
Lapprand, Editions A.-G. Nizet & Presses de
l’Université d’Ottawa, 1993.
Boris
Vian
« Si j’étais
pohéteû », Marc Lapprand
et François Roulmann,
Découvertes Gallimard n°544, 2009.
Boris
Vian,
Vérité et légendes,
Frédéric Richaud, Paris, Le Chêne, 1999.
Trésors
du
roman policier, Jacques
Bisceglia, éditions de l’Amateur, 1985-1986.
Dictionnaire
des littératures policières (2 tomes),
sous la direction de Claude Mesplède, Joseph K.
éditions, 2003 & 2007
Bison
Ravi
et le Scorpion rouge, Darnaudet,
Mare Nostrum éd., 2009.
C’est
dans
la poche ! mémoires, Jacques
Sadoul, Bragelonne, 2006.
La
peau et les
os, de l’édition à la
réception,
Société des Lecteurs de Georges Hyvernaud, Guy
Durliat, mai 2008.
Catalogue
internet des éditions Le Dilettante.
Catalogue
n°1
« Spécial Boris
Vian », La librairie Faustroll, Christophe
Champion,
juin 2009.
Avec
mes
remerciements à Jan Thirion, J.F. Ledeist, Marc Madouraud,
Etienne Borgers,
René Barone, Boris Lamot, Marc Yvonnet, Catherine Rabier, Gérard
Touzeau, Paul
Maugendre, Philippe Ward, Pierre Schuller, Karine Joseph,Thierry
Boizet, Guy
Durliat
pour leur aide précieuse et à Marc Lapprand et
François Roulmann pour leurs
discussions en feux d’artifice.
.
François
Darnaudet
avec la collaboration très
pertinente d’Etienne Borgers.
( août
2009 - révision: octobre 2009 )
article : copyright
François Darnaudet 2009
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