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Spade &
Archer    

(Spade & Archer  - 2009)

Joe Gores  
Rivages/Thriller - Éditions Payot & Rivages - 2011
 

La version française de ce roman de Joe gores est publiée début janvier 2011, juste à temps pour la commémoration du 50e anniversaire de la mort de Dashiell Hammett. Spade & Archer est en fait un « prequel » au roman le plus célèbre de Dashiell Hammett : Le faucon de Malte…heu, pardon,  ..maltais (imbroglio gallimardien du titre français re-changé dans leur récente  intégrale Quatro ; voir aussi l’article consacré à ce roman et au film dans Polar Noir-). D’ailleurs le sous-titre  du roman de Gores nous le rappelle : « Une histoire avant l’histoire du Faucon maltais de Dashiell Hammett ».
Qui plus est, le titre Spade & Archer que porte le roman de Gores est le titre du Chapitre 1 du Faucon maltais, roman qui en comporte 20, tous titrés (roman d’origine : The Maltese Falcon – 1930), et Gores nous raconte comment Samuel Spade, petit enquêteur de la Continental, la grosse agence nationale d’enquêtes privées, en ayant marre d’effectuer de basses besognes et des enquêtes minables pour le compte de l’agence, donne sa démission en 1921 et ouvre son cabinet de détective privé à San Francisco.
C’est sa dernière enquête pour la Continental qui est la goutte de trop : débusquer l’honorable Flitcraft, petit bourgeois bien établi, qui un jour laissa sa famille en plan et disparut de but en blanc. Par cela Gores fait référence factuelle à l’épisode connu sous le nom de la « parabole Flitcraft », un court récit indépendant que Spade fait dans le  Faucon, souvent cité par les exégètes américains, et considéré comme un des textes les plus importants de Hammett par ses références implicites à la précarité de la vie, au destin, à l’honnêteté et à l’impuissance qu’ont les hommes de rester libres.
On assiste au recrutement de la toute jeune Effie Perine, la secrétaire de Spade , et à sa contribution active au journalier du cabinet naissant. On assiste aussi aux premières affaires dénichées par le détective, jusqu’à ce qu’il tombe par hasard, occupé à une recherche de personne, sur ce casse dans un navire qui a atteint San Francisco, et dont le butin, une fortune en pièces d’or, s’est évaporé. S’il aide la police, et parvient à faire découvrir une partie du butin, c’est parce qu’officiellement il n’a pas de client pour l’affaire de l’or volé, mais des séquelles de ce coup à moitié réussi le poursuivront tout au long du roman. On verra aussi sa réputation grandir, et l’homme Spade devenir de plus en plus méfiant, peu enclin aux sentiments face aux meurtriers ou aux escrocs, mais fidèle envers ses amis et ses collaborateurs.
C’est dans la troisième et dernière partie, prenant place en 1928, que Sam Spade conclut une association avec un autre enquêteur : Miles Archer, pour faciliter un enquête dans les docks et auprès des syndicats officiels et bidons actionnés par le patronat.  On se souviendra d’Archer, cet associé qui est tué au début du  Faucon et que Spade s’est mis alors en tête de venger, tout en mettant fin à sa liaison avec la femme de celui-ci.
Le roman de Gores se termine sur un bref dialogue entre Spade et Effie, sa secrétaire, pour signaler l’arrivée au bureau d’une nouvelle cliente, Miss Wonderly ; ce passage final utilise quelques courtes phrases tirées de la première page du Faucon de Hammett. La  boucle est bouclée

Dans Spade & Archer, Joe Gores fait évidemment nombre de références à l’univers de Hammett, ainsi qu’aux particularités et habitudes imputées à Sam Spade dans Le faucon maltais, mais il faut souligner la reconstitution méticuleuse du San Francisco des années 1920, lorsqu’elle n’avait pas encore perdu son caractère portuaire qui renforçait son ambiance de ville maritime  qui respire au rythme de sa fameuse baie. On évolue avec Spade dans ce San Francisco de l’immigration chinoise, grecque et portugaise, dans une ville qui enfin atteint une certaine modernité tout en gardant ses traces d’opulence et de paupérisation.
Le style d’écriture qui appartient à Gores n’a pas eu de grandes difficultés pour se mettre en harmonie avec le comportementalisme de Hammett, tout en ne le pastichant pas. De plus, Gores a poussé la subtilité jusqu’à construire son roman comme un assemblage de nouvelles, nous rappelant que si les romans de Hammett on marqué l’histoire de la littérature policière, Hammett jusqu’en 1930 était surtout un nouvelliste.
Le résultat est Spade & Archer, ce roman qu’on peut assez aisément accepter comme un prélude et un hommage de qualité au Faucon maltais de Hammett.

Ajoutons que James Ellroy s’est même fendu d’une préface de deux pages pour l’occasion, préface dont le contenu mi-chair mi-poisson me laisse assez dubitatif, même s’il dit des choses justes sur Hammett, mais en déblatérant Chandler.
Terminons en signalant que Joe Gores, romancier américain de bonne tenue qui naviguait dans les eaux du roman noir et hard-boiled (son roman Hammett, 1975, avait connu un succès certain), vient de s’éteindre en Californie en janvier 2011, le 10, alors que le cinquantième anniversaire de la mort de Hammett tombait ce même 10 janvier!

 

   

EB (février 2011)

(c) Copyright 2011 E.Borgers 

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Joe Gores - Spade & Archer
 
 





































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Une pinte de Bruen 2   

(A Fifth of Bruen  -  2006) 
 

Ken Bruen  
Fayard Noir - Fayard  - 2011

 
 

Voici donc le second volume que Fayard Noir a tiré du recueil style omnibus qui avait été publié chez un petit (mais très dynamique et spécialisé) éditeur américain en 2006.
Ce volume regroupe quatre courts romans, tous écrits par Ken Bruen dans la première moitié des années 90, ses débuts d’écrivain.
Et quels débuts ! Car détrompez-vous, il ne s’agit pas ici de raclures de fond de tiroir d’auteur, ou d’opération marketing misant sur des noms connus pour publier leurs listes de courses hebdomadaires et les faire passer pour des textes dignes d’intérêt.  Avec cette « Pinte de Bruen », on est loin de tout cela, et on se retrouve devant des textes d’une écriture qui fait mouche, traitant de sujets prenants et du domaine du roman noir. Et très très peu de scories qui normalement émaillent les textes de débutants. Vous y trouverez également ce sens aigu des dialogues qui est resté une des marques de Ken Bruen, dans quatre  romans (parfois longue novella) qui emportent le lecteur.
Une redécouverte. La confirmation du talent de Bruen qui, malheureusement, en devenant prolifique a tendance à se conduire en auteur pressé ces dernières années.

Toutes les histoires reprises dans Une pinte de Bruen 2 ont un ciment commun préparé par Ken Bruen,  fait d’alcoolisme chronique, de séparation, de familles naufragée, d’existentialisme irlandais au désespoir enrobé d’humour et de chansons, de musique populaire omniprésente, le tout parsemé de citations littéraires précises que glissent à bon escient les divers personnages (ou encore : leur attrait envers les livres comme moyen de salut). Et un style d’écriture à la simplicité élaborée, coulant de source et d’une constante justesse.
« États de grâce » ouvre ce deuxième recueil. Cette histoire de travailleur social certain d’avoir rencontré l’amour vrai et l’être complémentaire,  est assez noire, grinçante, maintenant un humour narquois tout au long de son déroulement malgré certains accents désespérés. Une grande réussite, c’est probablement la meilleure de lot.
« Toutes les vieilles chansons et rien à perdre »Sous ce titre magnifique (tiré de deux vers d’un poème d’une auteure irlandaise contemporaine) se cache l’histoire d’un justicier. Un homme blessé, anéanti  par la perte de sa femme et de son enfant,  qui s’est mis en tête de rectifier la position  des bras de la balance de la Justice. La sienne est sans appel souvent définitive face à un monde urbain désaxé et sans pitié. Un sujet rebattu mais que Bruen parvient à faire passer dans un texte sauvé par un vrai supplément d’âme.  Et de chansons.
« La troisième croix » met en scène Tom, un ex-taulard, cambrioleur aguerri. Il s’occupe comme il peut d’une sœur plus jeune, légèrement atteinte de folie douce. Et ce n’est pas facile, presque sans ressources, largué par sa femme et loin de sa petite fille, seul avec son chien Rusty. Tom aux prises avec des malfrats ordinaires, violents et pervers, va vite découvrir que tout tient à tout et que la destin écrit l’ironie du sort avec une encre très noire. A ses dépens.
Du Bruen qui rencontre l’univers de Goodis. Une réussite qui emporte le lecteur.
« Le temps de Serena-May » nous raconte les affres et les espoirs d’un couple qui n’est plus fort jeune, très soudé mais qui a difficile d’avoir un enfant. Nous dirons peu de l’intrigue qui mérite de rester inédite pour tout lecteur, mais sachez que malgré le réalisme de ce récit, Bruen réussit à en faire une espèce de conte pour adulte, pudique, sardonique et d’une humanité criante. Un texte tout en finesse, à la mesure du talent de l’auteur.
On notera aussi le personnage du chien Heinz, vraie trouvaille, faux témoin sympathique, un personnage à part entière que Bruen ne développe pas compétemment afin, sans doute, de ne pas dévoyer le cours principal du récit.

Une pinte de Breuen 2 est une réédition méritée, un recueil de grande qualité qui est capable d’intéresser un large public, même les lecteurs peu enclins à explorer les champs du roman noir.
Recommandé.


 

EB  (février 2011)  

(c) Copyright 2011 E.Borgers 

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Ken Bruen - Une pinte de Bruen 2
 
 






































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Entre deux verres   

(A Drop of the Hard Stuff - 2011)

Lawrence Block 
Calmann-Lévy - 2011 

 
Une des séries les plus connues de Lawrence Block, auteur prolifique de romans noirs et hard-boiled, est certainement celle de Matt Scudder, cet ancien flic qui a quitté ses fonctions suite à un incident majeur, vit en solitaire et devient alcoolique, une série qui démarra en 1976 et qui en 2005 comptait 16 titres. Entre deux verres, le 17e titre, paraît cette année simultanément en France et aux USA.
En France, dans la toute nouvelle collection de Calmann-Lévy: "Robert Pépin présente... ".
Ce dernier roman a aussi la particularité d’être une espèce de « midquel », car il se déroule chronologiquement juste après le cinquième roman, le plus connu de la série, Huit million de façons de mourir, dans lequel Scudder suivait une cure de désintoxication et devenait un suiveur convaincu des Alcooliques Anonymes, roman publié aux USA en 1982.

Entre deux verres, s’ouvre alors que Matt a déjà tenu le coup contre la boisson un peu plus de trois mois, « un jour à la fois… » selon la formule des AA, et suit au rythme de deux à trois réunions par jour les réunions de conseils et de soutien des divers centres AA opérant dans la ville de New York, soutenu par un’ parrain’, ancien alcoolique bénévole comme le veut la procédure de l’association.
Matt va croiser chez les AA un homme qu’il a côtoyé dans sa jeunesse, Jack Ellery, dont il se souvient de ses démêlés avec la police, au temps où il en faisait encore partie. Jack avait connu la prison et avait eu une vie d’alcoolique ponctuée de mauvais coups, de vols, d’attaques  et probablement de meurtre. Après une nouvelle rencontre quelques mois plus tard dans le cadre AA, Jack qui est sobre depuis bien plus longtemps que Matt se trouve dans la période où on lui demande de réparer ses torts et il semble alors tout à fait absorbé par cette tâche que réclame la procédure de guérison des AA. Matt ne le reverra plus, car peu après on lui annonce que Jack a été abattu. Vu le passé trouble de Jack, les soupçons se portent vite sur ceux avec qui il a pu commettre divers méfaits dans sa vie antérieure, mais la police n’est pas prête à y consacrer le temps nécessaire. Progressivement, Greg, le parrain AA de Jack va convaincre Matt d’effectuer les recherches nécessaires pour son compte, facilitées par les listes de personnes lésées par Jack qui figurent dans le rapport que celui-ci devait remettre lors de sa phase de rachat, et que Jack se devait de rencontrer. Démarches qui auraient bien pu réveiller de vieilles rancoeurs ou affoler d’anciens complices. Mais aurait aussi pu faire inquiéter des innocents et faire remonter leur passé inutilement, si cette liste était remise à la police.
Matt va explorer les contacts de la liste, lentement, méthodiquement, ses journées étant toutes toujours ponctuées par les réunions dans les centres AA. Petit à petit, croyant que ses recherches n’aboutiront pas, un étau de meurtres violents va se redessiner autour de lui.
Combien de temps faudra-t-il pour que d’autres soient éliminés ? Matt, s’accrochant à des indices ténus va essayer de retrouver ceux qui avaient connu Jack de trop près au temps où Jack était alcoolique et criminel. Des personnages  qui ne sont pas dans la fameuse liste, mais probablement évoqués dans divers rapports qu’il avait écrit et remis à Greg.


Entre deux verres est un roman qui prend son temps, au travers d’un récit que nous fait Matt Scudder de  son quotidien. S’il ne boit plus depuis quelques mois, il doit se battre continuellement contre ses sautes d’humeurs, ses abattements soudains, ses raisonnements obscurcis par son manque de concentration, sa volonté érodée qu’il doit maîtriser au jour le jour. Sans compter ce désarroi affectif qui le pousse à ignorer ses sentiments profonds, l’isole des êtres qu’il aime et le marginalise sans cesse.  Et toujours surmonter les évènements qui le mettent en présence d’alcool, car si au fil des mois il gagne du terrain, il doit rester continuellement sur ses gardes sans le moindre compromis.
Le roman se termine alors que Matt va célébrer sa première année d’appartenance à AA, et avec une fin d’intrigue qui, si elle est claire dans son dénouement imprévu, reste à plus d’un titre ambiguë mais humaine.
La forme du roman, le personnage de Matt Scudder  pour lequel Lawrence Block évite les relations binaires simplistes face à son alcoolisme et à sa survie, le récit coulant de source et prenant malgré son rythme réfléchi qui est indispensable, le rendu impressionniste de l’univers personnel de Scudder, New York toujours présent par petites touches, sont parmi les principaux atouts qui font de ce livre un des meilleurs de la saga Scudder.
Introspectif, crépusculaire par moment, sans grandiloquence, Entre deux verres est une réussite qui nous touche.

Note
La série de Matt Scudder voit son personnage principal vieillir tout au long de la saga qui suit le cinquième volume de celle-ci, pour déboucher sur un Scudder de plus de 60 ans dans le 16e, et dernier de cette évolution (« All the Flowers are Dying », 2005) ; Matt y est retiré et grand-père ! Nous ne dirons rien d’autre des changements survenus dans sa vie pour préserver le futur lecteur. On comprend donc mieux la tentation de Block de replonger son personnage dans son passé, et de réutiliser un Matt Scuddrr dans la force de l’âge, au risque de se répéter en recentrant le livre sur les problèmes de boisson de Matt et sa fidélité aux AA.

 
 

EB  (mars 2011)

(c) Copyright 2011 E.Borgers 

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Lawrence Block - Entre deux verres
 
 



































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La fracture de Coxyde  
 

Maxime Gillio 
polars en nord n°77 -  Éditions Ravet-Anceau 2011  
 
 

Comme le nom de Coxyde l’évoque dans son titre, ce roman se déroule en grande partie en Belgique, et souvent sur  la côte belge ou sa région, le long de la mer du Nord.
Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, cette région fait partie de la Flandre belge. C’est donc dans cette Flandre, région officielle de la Belgique qui se croit un pays per se et s’arroge à peu près tous les droits, en se servant d’une haine raciste et linguistique pour « épurer » leur beau« pays », une Flandre sous la coupe de partis flamingants, tous d’extrême droite, et renouant avec des slogans des années 1930 comme le droit au sol et la race. Cibles : tout ce qui parle français, et surtout les Belges d’expression française, dont les droits sont annihilés par le biais de lois et décrets racistes. Manœuvre qui est soutenue et promue par une grande partie du gouvernement fédéral belge, flamandisé à outrance et propagateur des thèses flamingantes dans la réalité belge journalière. Grâce au détournement de la démocratie, sous prétexte d’une population flamande réputée plus nombreuse.

Mais, rasure-vous, si La fracture de Coxyde utilise un contexte belgo-belge en faisant appel, entre autres, au flamingantisme de certains politiciens en arrière-plan, le roman n’est pas du tout un pensum sur les difficultés de la Belgique. Au contraire, il manie l’humour et son vrai centre d’intérêt est le peintre surréaliste belge Paul Delvaux et sa peinture ; c’est aussi le  point de départ de l’intrigue. Delvaux,un artiste qui a résidé longtemps à Saint-Idesbald, village faisant partie de l’entité de Coxyde sur la côte belge.
On assiste à l’enquête improvisé de Jacques Bower (sic) en Belgique à la suite de la mort suspecte  d’un peintre flamand retrouvé broyé dans une éplucheuse industrielle de patates. Peintre qui fait partie d’un petit mouvement artistique belge, les Reculistes, ennemis de l’art hyper-moderne actuel, proches en leur temps du peintre Paul Delvaux, dont une grande rétrospective importante vient d’être annulée. L’enquête de Bower le mènera à la côte belge, au musée Delvaux, dans le milieu de galeristes flamands, dont la galerie tenue par Seppe  Colvenaer, un politicien d’extrême-droite et flamingant notoire, sans oublier que notre détective amateur s’est mis en tête de rencontrer les quelques membres toujours militants des Reculistes. C’est via ces derniers qu’il découvrira des liens existants entre une égérie de Paul Delvaux, son ancien modèle, et les milieux de l’art actuel. Sans oublier la passion dévorante des Reculistes alors jeunes pour cette même égérie.
Mais tout s’accélère, car un second Reculiste vient de se faire abattre, et le cheminement de Jacques Bower devient très chaotique, et dangereux, au pays de la bière, des moules et des frites.

Ce roman s’inspire assez directement de la démarche de la fameuse série du Poulpe et de son enquêteur libertaire, sans toutefois en faire une copie conforme.
La Belgique et ses caractéristiques spécifiques, les habitudes des Belges et le climat politique sont évoqués avec justesse, le tout basé sur une solide documentation qui évite les erreurs habituelles lorsqu’on parle de ce pays ; mais dans la partie fictionnelle, le recours à certains traits « typiques » un peu lourds et récurrents  tiennent plus de la caricature (inconsciente je pense, et toujours bon enfant) que de l’humour.
On appréciera cependant  l’ironie de la charge assez frontale que nous fait Maxime Gillio contre l’art conceptuel qu’on essaye de nous fourguer actuellement, le grotesque  macabre souligné des agissements flamingants et de l’extrême droite qui va avec, et la tendresse certaine pour ce grand peintre qu’est Paul Delvaux.
Si on s’amuse à suivre les circonvolutions de l’enquête de Jacques Bower (pourquoi mon clavier s’entête-t-il à vouloir taper Jack ???), éternel assoiffé, et supporter enthousiaste des bières belges, l’ensemble souffre un peu de nombreux changements de ton dans l’écriture et de sautes d’humour.
Mais La fracture de Coxyde se laisse lire et fera un excellent compagnon SNCF ou…SNCB.

 

 

EB  (février 2011)

(c) Copyright 2011 E.Borgers 

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Maxime Gillio - La fracture de Coxyde
 
 



































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Mise à jour: 14 mars 2011