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Fin de course  

(Nowhere To Run - 2010)

C.J. Box
Robert Pépin présente - calmann-lévy - 2013
 

Joe Pickett, garde-chasse dans les grands espaces sauvages du Wyoming, sur la trace d’un wapiti blessé à l’arc par des chasseurs-braconniers, doit s’enfoncer dans les coins les plus reculés et les moins connus de la Sierra Madre. Dans ses recherches, il croisera la route d’un des frères surnommés Grim, et une simple vérification de routine à propos de pêche sans permis va déraper en guérilla sans pitié organisée par les frères. Des frères primitifs, durs, secs, impitoyables, prêts à tout pour chasser les intrus, et encore plus si ceux-ci sont mandatés par les pouvoirs publics. S’il n’était cette femme recluse vivnt seule dans une cabane, Pickett ne serait sans doute jamais revenu des montagnes boisées. Blessé par flèche, traqué sans répit, n’ayant plus de chevaux, sans armes, sans équipements ni trousse médicale, ses chances étaient minces…
Pourtant, revenu à la civilisation,  peu de gens croient à son récit, surtout quand il prétend avoir vu la silhouette d’une jeune femme disparue depuis un bon bout de temps, une chamionne de course à pied que toute la région a recherché activement. Pickett finira par n’avoir plus qu’une idée : retourner à la chasse des frères dangereux et menaçants, malgré son tout proche changement d’affectation qui devrait le ramener à des contrées plus normales et même à résider dans une petite ville avec sa femme.
Il sait que c’est un sale boulot, qu’il est renenu meurtri et empli d’effroi, mais il ne partira qu’avec l’aide d’un partenaire vivant aux limites de la légalité, un survivant prêt à tout… D’autre part, la présence des frères dans cette nature sauvage explique sans doute les exactions et destructions que chasseurs, campeurs  et pêcheurs étaient venus régulièrement rapporter aux autorités ces derniers temps.
Si les jumeaux l’inquiètent, Jo Pickett se demande aussi pourquoi tant d’organismes fédéraux semblent soudain s’intéresser à ce bout de nature du Wyoming et aux frères qui n’existent pas si on en croit les officiels.

Fin de course est le dernier roman traduit (début 2013) de la série mettant en scène le garde forestier d’Etat, Joe Pickett, sa famille et ses comparses. Et la nature grandiose et hostile du Wyoming, l’état le moins peuplé des Etats-Unis, grand comme un tiers de la France !
On est très vite pris par le récit mis en place par C.J. Box, aidé en cela par une écriture maîtrisée, évitant platitudes et simplisme. Un style qui s’adapte parfaitement aux espaces décrits, à la sauvagerie des hommes et de la nature qui se confondent souvent dans ce qui, par nature, est un thriller d’action, mais est avant tout un roman de qualité. Nous soulignerons la réussite de la traduction française (Aline Weill) qui a su produire un très bon texte, cohérent et porteur d’ambiances, sans perdre l’efficacité de l’original.
Une fin désabusée, fataliste et appropriée, apporte un supplément d’âme à un récit souvent sombre et violent, mais qui ne se contente pas de péripéties.
(NdlR : à part le premier paragraphe, nous conseillons au futur lecteur de ne pas lire le restant de la 4e de couverture, qui, sans le vouloir, donne une indication qui peut ruiner une des énigmes véhiculées par ce roman).

 
PS:  Le flou erroné concernant une arme de poing a à nouveau frappe !
On nous parle d’un Casull .454, qui désigne un revolver à munitions de grande puissance, une arme de poing qui apparaît plusieurs fois dans le texte. Elle est désignée par le type de cartouches utilisées (= Casull, calibre .454), appellation d’usage courant, mais page 225, on nous dit : « …nettoyait le canon et les cinq barillets de son Casull .454 … » . Aie !! Traduction floue ?
On suppose qu’il s’agit des 5 chambres du barillet : il n’y a qu’un barillet dans un revolver, qui lui ici est percé de 5 trous (seulement 5, vu la taille et la puissance de la munition utilisée).
Répétons que cette erreur n’entache pas la grande qualité générale de la traduction, comme nous l’avons souligné ci-dessus.
Dans notre article  La valse des calibres - Polar Noir, vous pouvez voir la taille de la munition en question, et surtout les mises en garde contre les erreurs les plus fréquentes commises en parlant d’armes de poing dans le polar !


EB (avril  2013)

(c) Copyright 2013 E.Borgers 

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C.J. Box - Rin de course
 
 































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Chiennes de vies 
 
-
-Chroniques du sud de l'Indiana  

(Crimes in Southern Indiana - 2011)
 

Frank Bill
Série Noire - Éditions Gallimard - 2013

 
 

Volume de nouvelles qui offre plus que l’habituel assemblage de nouvelles éparses qu’on trouve souvent dans ce genre de recueil. En dehors de l’écriture puissante et de la tonalité qui est commune aux 17 nouvelles de Frank Bill présentées, comme le sous-titre le laisse deviner  il y a une unité dans les lieux où se passent les actions. Le sud de l’Indiana, bien sûr, mais aussi la plupart du temps le même village ou bourg perdu, le même bar, les même familles. Parcourus par des personnages que l’on rencontre dans plusieurs nouvelles.
Et la violence de la vie de ces petits blancs, ces sous-prolétaires paupérisés qui survivent de pêche et de divers braconnages, qui courent après des emplois de plus en plus rares, qui sont prêts à se débrouiller avec leurs moyens à eux. Dans tous les cas de figure, et jusqu’au meurtre…
Car la violence ouverte est omniprésente dans les récits de Frank Bill, allant de bagarres dangereuses, à la mutilation et au meurtre. Violence sociale aussi par les abus familiaux divers dont les femmes et les enfants sont souvent victimes. Alcoolisme, stupidité, individualisme mal digéré, drogue et désespoir sont le lot quotidien complémentaire des habitants englués dans les confins de cet Indiana méridional, proche de l’Ohio river, plongés dans des forêts sans fin. Le titre américain original ne laisse d’ailleurs aucun doute : « Crimes dans le sud de l’Indiana »…
Des crimes attisés par la bêtise locale, la corruption, le manque de scolarité, la cupidité sordide, les amphets et les conséquences des diverse guerres auxquelles beaucoup de ces gens sans importance ont participé : du Vietnam à l’Afghanistan. Les rescapés d’une violence ultime et dévastatrice dont beaucoup portent les traces enfouies dans leur esprit à jamais choqué. Le stress post-traumatique qui transforme certains en véritables animaux sauvages. Mais, pour tous ceux qui subissent l’univers raconté par Bill Frank, la vie n’est-elle pas qu’un long et harassant stress post-traumatique… Des Chiennes de vies.

Dès la nouvelle ouvrant le recueil, on est happé par le réalisme de l’écriture et son efficacité percutante qui sonne toujours juste et qui évite les effets gratuits. De l’histoire sanglante des dealers amateurs et stupides à l’enfer noir et violent vécut par la jeune Audry, le trio de nouvelles que  forment Hill clan cross  avec les deux suivantes est exemplaire. Et, avertissons le lecteur : il risque de prendre autant de coups que certains protagonistes. Là et partout ailleurs dans ce recueil. Comme dans Un homme à terre et Pulsion, récit froid et méthodique, résonnant du cliquetis des armes, l’histoire de cet « agent de la protection de l’environnement » qui a grillé les plombs depuis très longtemps, racontée dans ces deux nouvelles d’une efficacité redoutable.
Et le restant est tout aussi sidérant d’efficacité, jusque dans les nouvelles à impact moindre. Attention, ‘moindre’ c’est Frank Bill comparé à lui-même dont on parle, n’importe quel auteur ambitieux serait déjà satisfait s’il avait écrit ces dernières !

Si on peu déceler des influences de Jim Thompson dans ces nouvelles, il y aussi beaucoup de James Crumley, de Harry Crews, dans les racines, mais sans leur humour, et aussi les influences des ‘jeunes’ auteurs actuels du groupe hyper réaliste du noir américain, tels Victor Gieschler ou Scott Phillips, auquel Bill Frank appartient sans aucun doute. Avec un style et une force qui lui sont propre.
Chiennes de vies,  la face sombre de cette Amérique en perte d’identité, la vie exacerbée des perdants oubliés de ce rêve américain, de ceux qui n’en ont vécu que les cauchemars.
Brutal, sans concession, d’un expressionisme hyper révélateur.
Dans le sud de l’Indiana.

Recommandé.

PS : Bill Frank vient de publier un roman aux USA, son premier.

 

 EB  (avril 2013)  

(c) Copyright 2013 E.Borgers 

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Frank Bill - Chiennes de vies
 
 






























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L'expatriée  

Elsa Marpeau  
Série Noire - Éditions Gallimard - 2013 

 
La narratrice de ce roman à la première personne  nous plonge d’emblée dans le cercle assez fermé des expatriés aisés de Singapour, Elsa une Française parmi ces Français souvent absents dans la région pour leurs firmes, et ces épouses pour la plupart oisives et cantonnées dans des condominiums de luxe.
Elsa voudrait commencer un nouveau roman, mais saisie par l’indolence que peut faire nêtr le climat étouffant et humide de Singapour, elle végète, chipote et observe.
Peu intéressée par son jeune enfant qui est entièrement à la charge de la bonne filipino, ‘maid’ sous-payée et jeune comme des milliers d’autres dans les familles des Singapouriens ou des expatriés.
Un drame cependant va surgir dans ce milieu protégé ; un homme, Nessim,  sera poignardé dans l’appartement qu’il occupe seul. Le meurtre va mettre deux inspecteurs de la criminelle dans les pieds des habitants du condo, et plus particulièrement d’Elsa et de son mari.
Celui qu’elle appelle « l’ange blond », jeune homme charmeur, fantasque, rêveur, poète à ses heures était devenu son amant assez rapidement, une liaison qu’elle justifie par l’absence et l’indifférence de son mari. Un secret qu’Elsa semblait avoir bien gardé…
Toujours aussi détachée de sa vie domestique et familiale, Elsa ne se préoccupera plus que d’éviter d’être soupçonnée à cause de cette relation, face à un mari qui s’était finalement lié d’amitié superficielle avec Nassim. mais qui ne semble pas trop perturbé par sa mort. Face à une autre expatriée, voisine cancanière, envieuse et suspicieuse. Face à sa maid qui semble prendre de plus en plus d’emprise alors qu’Esa s’étiole sans Nassim. Face aussi à la police, qui par manque de preuves et de traces valables piétine et revient sans cesse à la charge. Même le couteau du crime n’a pas été retrouvé.
Elsa, heureusement, gagne une certaine assurance grâce à Salma, une amie plus mûre, pragmatique et assez réaliste qui vit seule. C’est la seule à qui elle se confie pleinement et semble la comprendre. Une aide morale bienvenue, un support qui lui permet de traverser des moments de plus en plus difficiles car Nassim est apparu progressivement, par l’enquête et certaines révélations, comme un affabulateur, un poète d’occasion, un coureur de femmes. Un menteur sans vergogne. Et la maid qui tente encore et toujours de l’intimider, de se servir d’elle… Elsa sait qu’elle a a besoin de toute sa tête. De se ressaisir sous ce climat équatorial débilitant et engourdissant. Mais est-il encore temps ? Après tout ce qu’elle a laissé s’accumuler…

Ce qui frappe le lecteur en premier, c’est le soin apporté à l’écriture du roman, ce qui permet à Elsa Marpeau de créer une ambiance rendant parfaitement la langueur si ce n’est l’indolence qui saisit les résidents de Singapour, surtout s’ils viennent de climats plus froids, et malgré un air conditionné omniprésent dans les immeubles commerciaux et les résidences d’un certain niveau. La chaleur tropicale permanente alliée à une humidité de pourrissoir peuvent miner les meilleures résolutions et évacuer la moindre parcelle d’énergie restant disponible dans les individus. Aussi très bien rendue, et très réelle à Singapour, c’est la présence des maids dans les foyers de toutes nationalités, ces maids indonésiennes ou philippines  selon la demande religieuse des employeurs régentent la vie domestique, de la cuisine à la lessive en passant par les gosses et à l’entretien des appartements…et voitures. Un boulot et une présence continus au sein de la famille (ces ‘servantes’, bonnes à tout faire, sont un des grands ‘topics’ de discussions et de doléances des femmes au foyer, qu’elles soient Singapouriennes ou étrangères –NdlR).
Pour le restant, malgré des détails exacts, la ville de Singapour est absente du récit, ce qui pourrait se comprendre comme conséquence des vrais ghettos que se créent certains étrangers qui refusent de se plier à la vie locale bruissante, inventive et…grouillante par moments. Surtout lorsqu’ils savent que leurs séjour sera court (deux ans en moyenne- NdlR), mais ici cela semble trop : même pas d’escapades shopping régulières, le sport national dans les dizaines se shopping centers de luxe, les autres et les magasins spécialisés. Pas d’incursions dans les lieux nocturnes réservés à ces étrangers, par le genre ou le prix.
Malgré une écriture intelligente, il nous est difficile d’entrer en empathie avec un quelconque personnage, ni d’être touché par les drames décrits, l’ensemble dégageant une froideur et un distanciement à dose si élevée  qu’ils ne  servent plus le récit. Il en est de même des soubresauts de l’intrigue qui dans la seconde moitié du roman paraissent de plus en plus artificiels au fur et à mesure que le récit avance vers le dénouement.

L’expatriée est comme un bel objet décoratif à la fonction mal définie, un roman policier flirtant avec le grisé mais qui se lit sans déplaisir grâce à son style d’écriture très soigné.

EB  (avril 2013)

(c) Copyright 2013 E.Borgers 

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Elsa Marpeau - L'expatriée
 
 



































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Le maître chanteur de Minsk   

 
(The Mastersinger from Minsk - 2012)   

Morley Torgov 
Actes Noirs - Actes Sud -  2013
 
 

1868. Munich. Richard Wagner et le monde de l’opéra.
Un temps que les moins de cent ans ne peuvent pas connaître…
On était loin des pantalonnades actuelles, où des opéras, grands classiques mondiaux, se font visiter par de petits metteurs en scène postmodernistes, dont la seule inspiration est de foutre tout le personnel chantant de César et Cléopâtre en bleu de travail, tous sensés gérer un entrepôt de stockage, ou de transformer Don Giovanni en merdeux dirigeant une entreprise (de quoi ? de gobelets en plastique ??), trucidant au six coups et portant le classique trois pièces… Pourquoi ces génies autoproclamés contemporains n’achèvent-ils pas le travail, et face à des musiques qu’ils ne comprennent pas et à des textes forcément ennuyeux pour les spectateurs du 21e siècle, ne confient-ils pas à Pascal Obisbo et à Carla Bruni la mission de remette de l’ordre dans les textes de Da Ponte et dans la musique de cet attardé de l’harmonie qu’est Mozart. Ou Haendel. Ou Monteverdi. Vous compléterez bien vous-même la liste… Fin de notre prélude.

1868, c’est le temps où les opéras recevaient toute l’attention nécessaire et des mises en scène conformes au contenu. Même si l’emphase du temps déteignait souvent sur le visuel de scène et les chanteurs statiques…
C’est aussi l’année où Wagner, véritable tyran artistique au tempérament excessif, était revenu à Munich pour y monter son nouvel opéra : Les Maîtres chanteurs de Nuremberg. Et où il joue une de ses dernières cartes pour retrouver la gloire et le succès financier qui lui font cruellement défaut depuis quelques années.
Ce sera au cours de répétitions de cet opéra que  Hermann  Preiss, inspecteur principal de la police de Munich,  devra intervenir sur demande de Wagner qui a reçu des menaces de mise en péril de son entreprise, voire de lui-même. Dès l’abord de son enquête Preiss comprend vite que  Wagner, tyran colérique et arbitraire pour tout ce qui touche à sa musique, est conforme à la réputation qu’on lui a faite, et que le nombre de personnes à la vie brisée, humiliées ou mises hors de leur profession à cause des écarts de Wagner sont légion, et pourraient fournir nombre de candidats prêts à le détruire  d’une manière ou l’autre. Mais rapidement des préoccupations plus sanglantes et plus immédiates vont mobiliser Preiss : les meurtres violents sur des personnes gravitant autour de cet opéra en formation semblent ne plus s’arrêter. Et Wagner continue à se faire des ennemis par ses indélicatesses et ses mensonges, ses dettes, ses maîtresses, tout en n’arrêtant pas de proclamer son antisémitisme. Wagner, ce trublion que les autorités de Bavière aimeraient bien voir déguerpir, alors que son retour à Munich vient à peine d’être autorisé, ce Wagner excessif qui a bien failli ruiner le roi Louis II par les frais entraînés par ses opéras, ce Wagner avant-gardiste qui se fait siffler un peu partout en Europe, ce Wagner que certains considèrent comme le génie musical de leur siècle, ce Wagner plongé dans le nationalisme allemand romantique pourra-t-il encore longtemps échapper au cercle meurtrier qui se resserre de plus en plus autour de lui ?

Le maître chanteur de Minsk met au centre de ce roman le compositeur Richard Wagner, dans le récit des événements que nous fait l’inspecteur Preiss. Ce même inspecteur qui avait déjà dû dénouer le vrai du faux au cœur de la folie d’un autre compositeur de l’époque, Robert Schumann (Meurtre en la majeur, Actes Noirs, 2010). C’est surtout  le fait de placer les compositeurs au centre de ses intrigues qui constitue la plus grande originalité des romans policiers historiques produits par Morley Torgov, écrivain canadien anglophone comme son nom ne l’indique pas, alors qu’existent déjà nombre de romans se déroulant dans des milieux musicaux - celui des interprètes le plus souvent. Même si c’est au prix d’une énigme se révélant plus faible que le reste dans le présent récit.
Nous reconnaissions volontiers qu’avec ce roman nous dépassons les limites du polar noir, même si nous leur donnons le flou nécessaire. Des éclairages sombres y sont  cependant trouvés dans la manière dont Preiss juge qu’il a résolu l’enquête, la justice y trouvant son compte même si ce n’est pas toujours la loi qui triomphe.
Reste un roman à la lecture agréable, qui happe facilement le lecteur, au décors historique très bien mis en place, avec des personnages crédibles ayant existés ou non. Le tout servi par un texte à l’écriture bien contrôlée mais exempte de fioritures inutiles recréant un « air du temps » très acceptable. Et un inspecteur Preiss subtilement non orthodoxe pour son époque, sans être anachronique.
Du roman policier historique de qualité.

 

EB  (mai 2013)

(c) Copyright 2013 E.Borgers 

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Morley Torgov - Le maître chanteur de Minsk
 
 































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Mise à jour: 10 mai 2013