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Harjunpää et le fils du policier
 
- Roman à propos d’un crime
et de ce qu’on ne voit que
dans l’œil de son voisin-

 

(Harjunpää ja Poliisin poika - 1983 )

Matti Yrjänä Joensuu

folio policier n°165 – 2000 – Gallimard
(précédemment publié à la SN- n°2480 – 1997)


Dans les chaleurs de l’été finlandais, Timo Harjunpää, inspecteur de la police d’Helsinki, est chargé d’enquêter sur diverses petites malversations ou d’incidents survenus lors de ses patrouilles de service, jusqu’à ce qu’un policier en uniforme un peu borné, découvre un cadavre de noyé en bord de mer. Mais, c’est un homme encore vivant que Harjunpää fera évacuer une fois arrivé sur place ; la victime respire mais est dans un état horrible, et ce n’est pas une noyade mais de toute évidence un massacre provoqué par des coups violents qui a détruit le corps du malheureux. L’enquête s’avère difficile par l’absence d’indices réels.

Surchargés par le manque d’effectif dû à l’été, les policiers continuent cependant leurs diverses enquêtes sur le terrain et les interventions urgentes que nécessitent les querelles diverses surgissant dans les quartiers populaires de la ville. Jusqu’aux adolescents, qui excités par l’été dorment peu, boivent encore plus de bière et d’alcool qu’à l’accoutumé ; ce qui crée des tensions explosives lorsqu’ils sont en bande le soir dans les parcs, allumés, ivres, prêts à tout.
Et ce sera avec un certain soulagement que  Harjunpää voit arriver un policier en renfort pour sa section, Onerva une femme mais assez efficace. Car dans l’accumulation des ses dossiers il se voit obligé d’arrêter Leo un jeune adolescent de 13 ans qu’il a poursuivi lors d’un vol de voiture avec un complice qui s’est échappé. De plus  Harjunpää  découvre que Leo est fils de policier en uniforme. Leo craint plus que tout ce père policier,  un vieux de la vieille, aigri et violent qui ne lui pardonnera pas et qui risque de découvrir les autres exactions que Leo a faites sous l’instigation d’un ami de rencontre, plus âgé que lui et qui en veut au monde entier.
Quand ils ne sont pas complètement ivres, ce ne sont que mauvais coups, rapines et sauvageries… Mais Harjunpää est submergé par le quotidien de sa tâche bien qu’il essaie d’y faire face avec obstination et en y mettant le plus d’humanité qu’il peut, face à cette ville déboussolée par l’alcool, la misère et l’ennui. Sans parler du désespoir qui grignote les âmes.

Roman policier assez noir, très éloigné de la plupart des « police procedurals » à l’américaine. Ici, l’inspecteur Harjunpää, en contact direct avec le journalier de sa ville, ne parvient pas à détacher son regard compatissant de la misère humaine qu’il croise à tout moment, misère qui n’est pas que matérielle. Sachant que le prix à payer sera l’érosion de son propre optimisme, il continue ses enquêtes, dérisoires ou très importantes, avec tout le ressort nécessaire et l’enthousiasme qu’il est encore capable de trouver au fond de lui. Il garde, malgré sa fatigue et le cynisme ambiant, le sentiment que son rôle n’est pas vraiment inutile… même s’il n’aide pas à résoudre les vrais problèmes de la vie en société, ses maladies et ses tares congénitales.
Il y a de toute évidence dans ce roman de Joensuu une un point de vue assez proche des romans policiers des suédois Maj Sjöwall et Per Wahlöo, avec leur inspecteur Martin Beck : un certain réalisme social et une construction assez fine des intrigues formant le corps du récit ( construction qui par certains aspects semble, dans ce roman, également  influencées par le 87e district d’ Ed Mc Bain) . Le tout, chez Joensuu, avec une écriture efficace dans la recréation d’ambiances réalistes, au long d’un récit prenant et sans concessions.
Harjunpää et le fils du policier  nous mène exactement là où Joensuu voulait nous amener : dans les recoins obscurs de nos sociétés urbaines, avec la police qui est censée apporter remède à toutes les convulsions, à tous les prurits. Dans le désintérêt total des autorités pour les vraies racines de ces maux.

Premier roman mettant en scène Timo Harjunpää, inspecteur de police à Helsinki, Harjunpää et le fils du policier  est une réussite certaine, ce qui nous incite à suivre cette série venue du froid.

 

EB (octobre 2005)

(c) Copyright 2005 E.Borgers



 
 
 
 

 
 
 
 

Matti Yrjänä Joensuu - Le fils du policier  
 
 





















































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Massacre en Ardennes
 
 

Franz Bartelt & Alain Bertrand


Quorum - 1999
(republié par Labor, début 2006)


Une zone proche de la frontière belgo-française,  au cœur des Ardennes belges, s’embrase soudainement suite au meurtre d’un député français, Marcel Tessarèque, descendu en public alors qu’il était  prêt à faire un discours pour soutenir  une vaste manifestation de protestation citoyenne et écologique contre l’aménagement d’une décharge de déchets toxiques.
Tout est foireux dans cette affaire : le terrain qui sera sacrifié par l’état belge est une ancienne base de missiles de l’OTAN qui datait de la guerre froide, donc les intérêts sont multiples, probablement haut placés, sans oublier les combines et magouilles que l’on peut soupçonner pour l’allocation des terres proches de la future décharge… et sans oublier ce député français  mort sur le territoire belge. Abattu par un tir de fusil de guerre !
Si la police s’agite, il y a de quoi, surtout que tout le monde ne veut pas que les écologistes et leurs alliés aillent fourrer leur nez où il ne faut pas; bien que certains de ceux-ci semblent forts accommodants.
C’est pas comme le vieux Léonard, voisin des Leboeuf où a eu lieu le meurtre, qui semble avoir vu le fusil pointer d’un bâtiment de son voisin. Voisin qu’il exècre…
C’est dans cette agitation  que se retrouvera Max, jeune homme légèrement dépressif cherchant le grand air pur. Il atterrira dans cette Ardenne belge âpre et fermée. Pour sa santé, mais aussi pour satisfaire une certaine curiosité par rapport à la mort du politicien…
Ce parisien bon teint, un peu décalé, finira par se fondre dans cette population frontalière et essayera de dénouer l’écheveau de l’imbroglio à la belge. Il se fera passer pour journaliste, recevra de l’aide assez inattendue de certains locaux, sera frotté à la culture de la trappiste et des frites-boulettes, croisera des gens pas très nets et, sans le savoir, flirtera avec la mort que certains quidams distillent comme ils respirent.
C’est que la politique belge n’est pas un modèle de transparence, ses dessous encore moins.
Quand les anciens d’une revue de droite extrême,  contestataire et organe de chantage- revue anéantie il y a plusieurs années-  seront pris dans cette tourmente, trop de possibilités existeront pour expliquer ce qui semble être un complot politico-financier.  Le tout gravitant autour du député français et de certains éléments du gouvernement belge.
Et il y aura aussi cet ancien « soldat » d’un mouvement d’extrême droite, tueur à gage prêt à tout, qui par nostalgie perverse revient au pays pour régler ses comptes et offrir ses services à ses anciens compagnons. Le télescopage de tous ces intérêts de vautours allumera toute la région dans un bain de folie et de sang.
Les Ardennes  virent au noir et Max manquera vite d’air pur…


Franz Bartelt, vivant près de Charleville, connaît bien ces Ardennes qui s’étalent de la France à la Belgique et cela se sent dans la description des petits travers des habitants de ces villages un peu oubliés et certainement fort isolés. Mais l’ironie qu’on y trouve est celle d’un regard qui a beaucoup de sympathie pour les personnages picaresques de petites gens, leurs manies, leurs côtés ringards et allumés, leur dangerosité un peu primaire, qui grouillent dans le roman.
On y est baladé dans cette Ardenne mal connue, en suivant un récit aux détours assez inattendus,  dont la finale est digne d’un thriller noir. Le tout gardant cependant un ton alliant un certain réalisme à un humour noir teinté d’ironie, et parsemé de personnages secondaires truculents.  J’hésite à qualifier Massacre en Ardennes de « Léo Malet à la campagne », mais il y a de ça dans le déroulement du récit. Sans pastiche mal placé.

Lisez ce roman et laissez-vous emporter par une intrigue tournant parfois à l’imbroglio, mais qui capte l’attention, et dont vous ne pourrez oublier certains personnages qui peuplent cette Ardenne à la Bartelt.

 EB  (août 2005)

 

(c) Copyright 2005 E.Borgers


Note :
Les Ardennes belges bénéficient d’une nature restée assez primitive dans beaucoup d’endroits de son immense forêt, loin d’un tourisme de masse qui s’y est implanté dans certaines régions.
Fermé, têtu et opiniâtre, dur à l’ouvrage, l’Ardennais de bonne souche est villageois et viscéralement attaché à la nature qui l’entoure. Nature à laquelle lui et ses ancêtre résistent depuis des siècles.
L’hiver ardennais n’a rien de « doux » et est beaucoup plus froid que le reste du sud belge. Vite enneigé, avec des difficultés que ne laissent pas supposer ses 600 mètres d’altitude maximum, cet hiver ardennais reste une des grandes composantes de cette région.                                            (EB)

Pour faire connaissance avec cette région attachante

photos: les Ardennes par temps  de neige
http://users.swing.be/florenville
http://www.bastogne.be/pages/11_53.html


 


 
 
 
 
 
 
 
 
 

Franz Bartelt & Alain Bertrand - Massacre en Ardennes  
 
 




















































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R&B - Le Mutant apprivoisé  

(Taming the Allien - 1999)

Ken Bruen
SN 2738 - Gallimard - 2005

 
Dans ce deuxième volet de ce que Ken Bruen appela la
« White Trilogy », on retrouve les mêmes protagonistes que dans le premier épisode : Roberts et Brant,  flics atypiques de la police londonienne.
Le fil conducteur de l’intrigue est directement lié à la fin de Le Gros Coup  (voir notre  compte-rendu de l’épisode) où Brant se faisait poignarder dans le dos par un couple défoncé, qui par ailleurs tua le flic qui aidait Brant, pour lui …voler son pantalon de marque.

C’est pourtant pour un fait nouveau que Brant a décidé de se rendre aux USA, à titre privé, pour y poursuivre le Mutant, ce tueur patenté dont l’arme favorite est la batte de base ball  et dont il veut se venger. C’est que le Mutant l’a agressé, ne l’a pas tué, ni même blessé, mais a réussi à lui flanquer une trouille noire suite à une humiliation que Brant n’est pas près d’oublier.
De fait, si le tueur se trouve aux USA, c’est pour avoir retrouvé la trace son ex-compagne. Celle qui l’avait foutu dans une rogne d’enfer après  lui avoir dit qu’elle s’était fait avorter alors qu’il était en détention en Angleterre.
Si les intrigues secondaires s’enroulent toutes autour du tronc commun, le roman ressemble malgré tout à un gigantesque jeu de l’oie où il y a peu de gagnants et beaucoup de cases pénalisantes. Vous devrez donc tenir compte de Roberts qui vient d’apprendre qu’il a le cancer de la peau, qu’il est plus que certainement cocu et que sa fille, adolescente, est en cloque… sans parler de sa vieille Anglia qu’on vient de faire cramer. De Brant qui se souvient de ses attaches irlandaises et qui s’éclatera au cours de son voyage vers le Nouveau Monde. Du couple « Sparadrap », celui qui avait failli tuer Brant, qui est à New York, plus défoncé que jamais. De Stella, l’ex du Mutant, qui maintenant est la gentille épouse d’un Américain bien tranquille en Californie. De Falls, la jolie flic noire, amie de Brant, qui sait qu’elle est enceinte. D’enquêtes de routine qui tournent au vinaigre.  Et de bien d’autres choses. Le tout raconté sous forme d’un immense kaléidoscope, dans lequel le sordide voisine le banal, et où la mort n’est jamais fort éloignée.
L’ensemble se terminera sur un bouquet d’événements bien noirs qui couronnent un récit aux circonvolutions dignes d’un roman feuilleton. Mais d’un feuilleton speedé, au texte très court, avec des personnages souvent rigolards,  dont le cynisme évident est dilué dans leurs agissements à la Pieds Nickelés. Ou mortels.

Comme dans  Le gros Coup,  Bruen a un don évident pour faire jaillir les traits d’humour aux moments les plus inattendus, dans des dialogues qui font mouche et dans des situations qui virent souvent à l’humour noir. Une fois de plus, son duo de flic nous rappelle qu’il doit probablement beaucoup à celui de Chester Himes et ses flics de Harlem, même s’il n’en n’est pas la copie… ni le négatif. Pourtant,  Le mutant apprivoisé  a un impact moindre que le premier volume de la saga, et ses deux flics y sont  moins percutants.

Qu’on ne s’y trompe pas : cela reste un roman agréable à lire, malgré son côté parfois brouillon qui ne rend pas justice au réel talent de conteur de Ken Bruen.
Il e
st fort probable que la cadence de production de cet auteur y soit pour quelque chose.

Tout cela nous empêchera pas d’attendre avec impatience la publication du troisième volet de la trilogie « R&B », made in the UK, et qui porte le titre anglais de  The Mc Dead .
Gallimard, sortez vos pochoirs…


PS 
La traduction, une fois de plus, est fort approximative et casse souvent le « ton » très bref de l’écriture de Bruen. On comprend que des approximations doivent traduire le « pur British » des expressions argotiques ou familières qui n’ont pas d’équivalent direct en français, mais pourquoi passer à la moulinette la langue simple, mais efficace, qui se rencontre dans ce roman ?  Encore un mystère…



 EB  (septembre 2005)

(c) Copyright 2005 E.Borgers


 


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Ken Bruen - Le Mutant apprivoisé  
 
 











































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Fausse passe
 
 

Firmin Mussard

Babel Noir,  n°1 – Actes Sud - 2005
 

Franck Kuntz ne réfléchira pas très longtemps avant de répondre positivement à l’appel de la compagne de son copain Léo Guttman, l’ami militaire et artilleur comme il le fut lui-même, et  dont il n’avait plus de nouvelles depuis longtemps.
On a retrouvé un bras de ce dernier dans le ventre d’un requin pêché au large de l’atoll Arutaki, dans les Tuamotu, en Polynésie française. Pas de trace du cadavre.
Même si cela signifie abandonner sa vie à La Réunion, il se doit de donner suite à l’appel voilé de son compagnon d’armes qui avait fait promettre à sa compagne d’avertir Franck en cas de disparition ou de mort ; pour Léo, son binôme artilleur durant la première guerre du Golfe, en Irak.
C’est qu’il ne quitte pas grand-chose Franck Kuntz : alcoolique en pleine rechute, abandonné depuis longtemps par sa femme, sa seule attache actuelle est son job minable dans la société de gardiennage d’un vague copain. Facile à jeter…
Arrivé sur place, Kuntz comprendra vite que tout n’est pas clair dans la mort de son ami, et qu’une partie de la vérité devrait se trouver du côté de la pêcherie perlière où travaillait Léo comme responsable de la sécurité. S’il préfère y entrer dans un emploi au bas de l’échelle, c’est dans l’espoir de pouvoir tirer quelque chose des anciens collègues de Léo. Mais c’est une piste difficile, les polynésiens buvant beaucoup plus qu’ils ne parlent. Et la boisson n’a jamais fait peur à Franck…
D’autre part, ce ne sont pas les quelques Français présents sur l’atoll qui seront d’une meilleure aide dans l’enquête de Franck. Ils offrent une main secourable pour le quotidien de sa survie sur l’île, mais semblent ne pas en savoir beaucoup plus sur ce qui aurait pu justifier que la disparition de Léo soit un coup tordu, trop de suppositions, pas de vrais indices, de Père Noël  à Boris, l’ancien légionnaire, en passant par ceux qui côtoyèrent momentanément le disparu.
Pourtant, le vol de la récolte de perles sur lequel il enquêtait, les disputes violentes de Léo, sont des indices qui conforte Franck dans sa thèse : Léo a été assassiné.
Tant bien que mal, Franck poursuit cette enquête qui piétine et se heurte à bien des culs-de-  sac. Gwen, la jolie biologiste,  technicienne de la compagnie perlière, l’aide à meubler ses loisirs et sa libido, mais elle aussi, qui connaissait plus que très bien Léo, n’est pas d’une aide très efficace pour ses recherches.
Même la douceur des îles du Pacifique lui parait bien lointaine à Franck, pris par les conflits créés par un Léo dont l’image se détériore et se terni de plus en plus au fil des révélations, pris par la nécessité de subsister à ses besoins, luttant avec son penchant pour les beuveries, absorbé par l’exploration des coulisses de ce  paradis insulaire auquel plus personne ne croit vraiment.
La conclusion  tragique explosera à la face de Franck dans un affrontement imprévu et sanglant qui banalisera un peu plus la vie et la mort de Léo. Son binôme, comme lui miraculé de cette guerre d’Irak, comme lui parti dans les îles pour fuir une vie trop normale et médiocre, aura trouvé son destin final dans ces îles noyées de soleil, barbouillées de sang.
Le dernier refuge de Franck.

Dans Fausse passe, Firmin Mussard renoue avec un genre en voie de disparition : l’aventure policière… Car ce roman a tous les ingrédients d’un roman d’aventures qui se déroule au ralenti. Ce n’est cependant pas péjoratif, car l’auteur prend le temps de nous plonger dans l’ambiance équivoque de ces îles à la réputation paradisiaque qui, pour ceux qui y habitent, se transforment vite en tristes tropiques. C’est probablement le prix à payer, si on veut revivre un sentiment de vraie liberté face à l’immensité de cet océan Pacifique dans des îles où  confort, culture et  distractions ne sont plus que mots venus de pays lointains.
Le dos de  couverture nous signale d’ailleurs, avec justesse, que le roman « …déroule son intrigue avec une lenteur étudiée qui entraîne le lecteur au rythme de la vie des atolls ».
Mais qu’on ne s’y trompe pas : le récit est habilement construit, et le rythme des atolls tourne souvent à la cacophonie sur la pente que Firmin Mussard nous fait suivre, allant de désillusions en résignations pour finir dans une ambiance noire qui submergera tous les bleus marines et azurs de convention.

Il y a de l’A.D.G. dans la manière dont Mussard conduit son récit, et on suit sans déplaisir la quête désillusionnée de son personnage qui a déjà perdu  à toutes les loteries de sa courte vie, sauf une fois en Irak, avec ce gros lot précieux difficile à dépenser utilement dans l’univers où il s’est enfermé…
Ce premier numéro de la nouvelle collection Babel Noir, relancée après une assez longue période d’absence, est une bonne surprise. Si  Fausse passe  n’est pas tout à fait  un coup de maître, c’est assurément une réussite.
L’aventure au noir.

 

EB  (octobre 2005)

(c) Copyright 2005 E.Borgers


 


 
 
 
 
 
 
 
 

Firmin Mussard - Fausse passe  
 
 
























































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Mise à jour: 6 novembre 2005




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