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La cage aux singes 

(Gun Monkeys - 2001)

Victor Gischler
SN 2716 - Gallimard - 2004
 

Le titre américain du roman en définit bien les personnages centraux dont la plupart sortent de l’officine très spéciale, cette ‘cage aux singes’, annexée  au bar de O’Malley. Ce titre :  Gun Monkeys , pourrait se traduire par ‘les Affreux qui flinguent’,  car il s’agit bien d’une bande d’Affreux. Spécialités : coup de poing américain, batte de base ball, bon vieux .45 des familles. Bref, que de l’efficace.  Fonctions : protéger le patron, Stan, mêlé à des bizness juteux, ou foncer pour n’importe quelle mission, de l’intimidation au meurtre Et, regroupés dans la cage aux singes, à attendre les évènements,  ces messieurs tranquilles jouent au Monopoly contre des poignées de dollars.

C’est Charlie qui dirige cette bande de gorilles. Pas très doué pour la stratégie, il se débrouille admirablement dans la tactique de terrain. Ancien tireur d’élite de l’armée, paumé et incapable de gagner sa vie dans le civil, c’est grâce à Stan qui avait besoin de ses talents de défourailleur qu’il mène une vie assez pépère. Il fait ce qu’on lui dit, abat l’un ou l’autre gus sur commande et gère la bande d’Affreux. C’est qu’il est devenu le chef de la bande de gros bras, Charlie, au mérite et à l’ancienneté. Il est vrai que c’est un survivant. Il se tire toujours de tous les  mauvais coups, amoché parfois, mais  vivant.
C’est d’ailleurs ce qui lui permettra de survivre plus longtemps que prévu dans une chasse organisée dont il est le gibier de choix après avoir récupéré des documents compromettants sur la mafia de Floride. Cette mafia qui tentait de mettre Stan, petit capo local, au pas et au rythme de la production libérale mondialisée. En lui piquant son bizness.
Il aura aussi  l’aide efficace d’une bleusaille qu’il avait éduquée, Lou. Ainsi que  de son petit frère qui veut lâcher l’Univ’ pour mener une vie de truand. Sans oublier la jolie empailleuse d’animaux qui a déjà vécu avec des mecs bien plus tordus que Charlie.
C’est qu’il aura besoin de tout ce petit monde, Charlie, pour ne pas finir dans la case prison ou sur celle du parking éternel dans ce petit Monopoly mortel organisé par la mafia, le FBI et beaucoup de volontaires. Le tas de pognon à la clé laisse des traces. Chaudes.
Obligé de faire vite, il se retrouve pleinement dans sa branche : on tire d’abord et on réfléchit après. Son rythme.

Improvisateur instinctif, Charlie laissera une piste sanglante sur son parcours, et  pas nécessairement le produit de ses artères ! Mais la meute est devenue enragée, rendue folle par l’odeur du sang et par l’appât en forme de fric qui leur passe sans cesse sous le nez. Charlie n’est plus du tout certain d’arriver à la case finale… Mais il continue.  Sans relâche. Affreux et flingueur !

 Roman au rythme nerveux  La cage aux singes raconte une histoire dure se déroulant dans un milieu dur. Si le personnage central, très bien dessiné par l’auteur, nous captive par son instinct de survie, il n’est de toute manière que le reflet d’un milieu violent, où exactions, meurtres et commerces illégaux sont monnaie courante. Sans en faire un super-héros de comics, Victor Gischler a su faire de Charlie un personnage attachant, une espèce d’Ange de la Destruction, distributeur d’une justice aveugle et enragée, perdu dans une quête qui le dépasse.

Dans la tradition des plus violentes œuvres du hard-boiled américain, Gischler a su cependant éviter le côté gratuit et voyeur de certaines de ces œuvres du passé, rencontré souvent chez Spillane notamment. De plus, le récit est assaisonné ici et là  d’un humour noir drolatique qui ne fait que renforcer le côté sinistre de certains épisodes, et leur tendance nihiliste.
Dense, bien articulé, ce roman nous emporte dans un tourbillon d’exactions dont la seule justification est la survie. Il est par contre un peu dommage que dans le dernier tiers il y ait quelques répétitions superflues d’actions, péripéties violentes qui semblent être en partie calquées les unes sur les autres. Mais l’ensemble reste très nettement au dessus de la moyenne.

Recommandé aux amateurs du genre.

EB (décembre 2005)

(c) Copyright 2006 E.Borgers



 
 
 
 
 
 
 
 

La cage aux singes - Victor Gischler  
 
 














































Listes livres
 
 
 


 
 
 
 

Boulevard des Branques
 
 

Patrick Pécherot
Série Noire (grand format)- Gallimard - 2005


 

Troisième volet des avatars de Nestor, dit Nes, agent actif de l’agence de renseignements Bohman, ce roman prend place en juin 1940 lors de la débâcle et de l’entrée des Allemands dans Paris. Au début de ce manteau de grisaille nommé l’Occupation.
En fait l’occupation première des Parisiens et du reste de la France sera vite de trouver des rations alimentaires, du combustible et tout ce que les Allemands rationneront dès leur arrivée.
Dans ce Paris d’abord désert pour cause d’exode, puis se repeuplant peu à peu de ses habitants, Nes et la secrétaire Yvette sont les seuls représentants de l’agence. Le patron a dû fuir pour cause de déficit généalogique, face à la culture nazie qui s’installe en France. Mais ce ne sont pas que les nazis qui assombriront les jours des Français : les collabos commencent à se découvrir leur vraie vocation. C’est dans ce tableau parisien mutilé que Nes, un peu désorienté, sera content de se voir demander de retrouver le mari de la  cantatrice, ce troufion qui aurait disparu.  Cela permettra d’assurer le couvert et le bois de chauffe…Et il en a bien besoin, Nes. Surtout après avoir raté son coup : l’éminent psychiatre dépressif que sa famille voulait protéger par la présence de Nes s’est quand même suicidé…
Dans toute l’agitation de la France vaincue, Yvette rencontre à Chartes un étrange malabar qui ne pète pas un mot mais qui trimballe un intrigant appel au secours écrit sur un bout de papier adressé à Nestor de l’agence Bohman. Vérification faite, il pourrait bien faire partie des cinglés et autres branques que l’administration avait évacués par train, déplacement qui aurait  Charité-sur-Loire comme point de chute final.
Nes et Yvette feront de leur mieux pour y voir clair dans cet écheveau fait d’escrocs, de truands, d’anciens de la guerre d’Espagne et de collabos de tous genres. Sans compter l’ombre d’Alexis Carrel, grand faux humaniste qui semble avoir fait des émules chez des médecins aliénistes à l’éthique fragile.
On trouve des branques dans tous les coins, dispersés par la guerre et Nes lui-même finira par se faire interner, quartier des agités. Mais comment y voir clair, bourré de calmants ? Où mène cette adresse qui semble venir d’un patelin espagnol ? Qui les course, lui et Yvette, avec une obstination très efficace ? Pourquoi parler de magot, d’or disparu et de photos énigmatiques quand des pistes vérifiées semblent toujours passer par les hôpitaux et leurs occupants, même par une spécialité : l’aphasie ? Et il ne faut pas oublier la salve de meurtres qui se produit autour de Nes, brouillant le peu d’information qui semble émerger.
Y a de  quoi perdre les pédales… Et c’est ce que feront pas mal de gus mal intentionnés que Nes rencontre sur son parcours, dans tous les recoins de cette société française en pleine mutation. Pour le pire.
Les branques sont partout, et y a pas seulement ceux échappés des hôpitaux !

Malgré le foisonnement d’intrigues secondaires, on retrouve avec plaisir le Nes imaginé par Pécherot, ce Burma avant la lettre dont le parcours est semé de choses vraies ayant fait partie de la bio de Léo Malet. Dans ce troisième volet, les allusions à la vie de Malet sont plus discrètes, mais toujours repérables à certains détails. Il faut dire que durant l’offensive allemande, Léo Malet avait été emprisonné pour cause de pacifisme, puis, heureusement, libéré avant que les Allemands ne mettent la main sur l’Administration française. Pour finalement se retrouver interné en stalag.
Ceci dit, Boulevard des Branques est en plein dans la tradition du meilleur Malet en polar, celui des Nouveaux Mystères de Paris et du « 120 rue de la gare ». On y retrouve le goût qu’avait Malet de plonger son détective dans des embrouilles à retournement et dans des énigmes à volets, le tout rendu à l’encre noire. Pécherot reprend formidablement le flambeau dans ce roman où on retrouve le petit orchestre et la musique de Malet. Sans copie mal placée, sans pastiche inutile, mais avec le talent propre  de Pécherot – comme je l’avais déjà fait remarquer lors de mes commentaires sur les deux premiers volumes.
Une prolongation réussie…
Bon, il y a quelques longueurs dans les sous-inrigues, mais elles se lisent sans peine et on retrouve là aussi la « patte » de Pécherot. Et un plaisir de lecture évident.

Pécherot a annoncé plusieurs fois qu’après trois volumes traitant de la saga de Nes, il arrêterait, ne voulant pas tomber dans un système. On le comprend, mais je pense que le talent de cet auteur et le potentiel de l’univers créé par Malet permettraient facilement d’y rajouter deux volumes, sans tomber dans les radotages des faiseurs de séries.
Et puis, comme souvent,  le passé parle si bien du présent… Quand ce n’est pas du futur.

Recommandé.

 
 

EB  (décembre 2005)
 

(c) Copyright 2006 E.Borgers


 


 
 
 
 
 
 
 
 
 

Boulevard des Branques - Patrick Pécherot  
 
 


























































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Il gèle en enfer  

(Black Wings has my Angel – 1953)

Elliott Chaze
SN 196 - Gallimard - 1954
( réédition de 1980)

Voulant refaire un tour dans le hard-boiled des années 50, tendances noir, j’ai relu ce roman à quelques décades d’intervalle de ma première découverte.
Ce petit classique du second rayon, premier roman policier de Chaze (l’Américain, à ne pas confondre avec le prolifique et britannique James Hadley Chase) a conservé au fil des ans sa très bonne réputation. C’est donc avec confiance que je me suis lancé dans l’opération.
Bien m’en pris.
Comme le rappelait Bill Crider (voir son article dans les Dossiers Noirs de Polar Noir) ce roman est un bon exemples des « paperback originals » américains des années 50: « …un récit rapide, des scènes de sexe explicites, un antihéros amoral, une écriture expressive de qualité, une attaque de fourgon blindé. Il offrait le tout ».   
Tout y est. On pourrait même ajouter : avec une écriture nettement au-dessus de la moyenne du genre, toutes époques confondues.
Du consistant. Sec et râblé.

Tim, évadé se prison se réfugie dans l’état du Mississipi pour y gagner quelque argent dans les forages pétroliers toujours en mal de main d’œuvre. Encore jeune, il se promet de ne plus remettre les pieds dans une prison quelle qu’elle soit. D’autre part, ce n’est pas avec sa formation réduite, son passé de « marine » décoré  ayant séjourné dans les camps japonais assez longtemps pour y apprendre que la vie peut être plus dure que la mort, qu’il peut conquérir le monde.  Et il veut se dégager de sa condition. Avant d’avoir trente ans.
Il en rêve depuis ses mois de taule, surtout depuis que Jeepie, son collègue des geôles américaines des états du sud, lui avait soufflé une idée formidable pour attaquer  un fourgon de récolte de fonds. Mais Jeepie n’a pas survécu à l’évasion :  abattu, la tête explosée, sur le sommet du mur d’enceinte de la prison.
L’argent gagné sur le forage est le premier pas. Ce sera une partie de la mise de fonds pour préparer son coup.
Dans la virée qu’il s’accorde, après ses mois d’isolement au camp pétrolier, il recrute une pute du tonnerre. Tant qu’il a de l’argent, il sait qu’il l’intéresse, et c’est bien comme ça. Même quand elle acceptera de se rendre au Colorado avec lui, il sait que la fille est plus huppée que sa condition actuelle.  Elle est aussi vénale, fantasque… et dotée d’un physique qui ne passe jamais inaperçu. Mais Tim s’en fout, ce qu’il cherche c’est de la compagnie… et à la première occase : bye bye ma chère…
C’est qu’il n’a pas lâché son rêve d’argent. Beaucoup d’argent. Et vite.
Finalement, Victoria, elle-même mêlée à certaines embrouilles avec la police de New York, se met en tête de rester accrochée à Tim. Surtout depuis qu’elle a compris que l'idée de Tim n’est pas un leurre et qu’il a les qualités qui le feront aller au bout de son rêve d’argent. Méthodiquement et à n’importe quel prix. Et elle, Victoria, elle a toujours rêvé de pouvoir se rouler dans un tas de billets verts lui appartenant, son bain de jouvence : nue au milieu des billets.
Et ce sera en jouant au couple de jeunes mariés que les deux comparses prépareront le coup qui doit les faire devenir riches : l’attaque d’un fourgon blindé. Plein de fric. Plus qu’ils ne pourront jamais en gagner durant toute leur existence.

L’un dans l’autre leur association se passe pas trop mal, malgré les fugues et le penchant pour la boisson de la jeune femme.
Bien qu'ayant subit le côté imprévisible de la belle blonde, Tim finira cependant par croire qu’il éprouve un sentiment amoureux pour Victoria. Malgré son esprit froid et son refus de la société à tiroirs et de ses conventions, cette société qui l’avait relégué dans le tiroir du fond, Tim croit tenir à Victoria.
 
Je ne donnerai pas de détails sur la suite de cette histoire bien construite, pour ne pas dévoiler trop des péripéties, et laisser une chance au lecteur.
Si l’intrigue du roman se poursuivra en forme de  roller-coaster, gardant le lecteur sous pression, c’est pour finalement déboucher sur une conclusion très noire, mais loin des stéréotypes de la vamp et du mauvais garçon.

Roman assez dur,  Il gèle en enfer  est aussi teinté de ce naturalisme à l’américaine qui a fortement influencé les racines du roman noir policier moderne aux USA dès les années 1930, approche permettant des incursions dans les classes peu connues d’une société qui les a toujours niées. Ce qui renforce sans aucun doute le côté réaliste de l’ensemble et l’attachement que ressent le lecteur devant le désespoir et la révolte instinctive des personnages centraux, anti-héros victimes de leurs semblables face à un destin qui ne peut qu’être tragique.
Le récit fait à la première personne en accentue le côté comportementaliste, ce type d’écriture qui a permis aux meilleurs auteurs du noir américain de produire des romans rapides et percutants, sans effets littéraires inutiles, mais avec un style narratif prenant qui induit plus que ce qu’il décrit.  Chaze appartient à cette classe, avec un vrai style d’écriture et des personnages dignes du meilleur James Cain, la rage de vivre en plus.

Recommandé à tous les amateurs du genre. Et aux autres.

 

EB  (janvier 2006)

(c) Copyright 2006 E.Borgers


 


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Il gèle en enfer - Elliott Chaze  
 
 



























































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Le dernier Talgo à Port-Bou  

François Darnaudet
Les polars catalans - mare nostrum Editions - 2005
 
 

Noir comme un souvenir… Ce roman nous entraîne sur une piste à deux voies où par le truchement d’un flic opérant dans la fonction très secondaire, purement administrative, d’ « inspecteur des cadavres en partance » et par le récit des derniers jours du philosophe Juif allemand Walter Benjamin, on refera deux fois le trajet du fascisme destructeur. A des époques différentes.

L’époque du flic, Gabriel Llaubre, est tout à fait contemporaine. Il exerce son pâle métier d’Ange de la Mort (surnom donné à celui qui cèle les cercueils à destination de l’étranger, à Perpignan et dans les environs) suite à un lourd handicap récolté en service. Le détenteur du Sceau officiel sans lequel aucun cadavre ne peut quitter le sol de la Métropole. Seul avec son fils, il vit une vie assez monotone, résigné et sans beaucoup d’illusions. Par contre, il se doute que souvent les cercueils qui lui passent par les mains recèlent autre chose que le cadavre de la déclaration, voire même un autre cadavre. Gabriel soupçonne aussi les milieux officiels et leurs services occultes de forcer le destin et de se servir de ces colis funèbre pour évacuer certains de leurs problèmes.
Comme ce cadavre découvert dans le Talgo, cet express qui vient d’Espagne ou encore celui de jeune homme mort trop tôt.

L’époque de Walter Benjamin c’est 1940, lorsque la traque des juifs bat son plein en Allemagne,  où ils sont nombreux à être, depuis longtemps déjà, exclus de la vie publique et intellectuelle du pays. Comme les Allemands envahissent Paris, Walter Benjamin sait que la France n’est plus un pays sûr pour les Juifs, et il devra quitter la ville où il s’était établi depuis 1933. Pour essayer de survivre et de continuer à écrire, Benjamin veut se réfugier en Espagne, après une traversée périlleuse qui l’amène à Port-Vendres, en septembre 1940. Affaibli, son dernier espoir est de passer en Espagne. Mais les autorités espagnoles lui refusent le droit de s’établir et s’apprêtent à le refouler et à le livrer à la Gestapo. Seul, épuisé, déprimé, Walter Benjamin mettra fin à ses jours le 26 septembre 1940 à Port-Bou. On ne retrouvera jamais son carnet de notes qu’il avait pris avec lui en quittant Paris.

Ce roman c’est  aussi le récit de Gabriel, fait à la première personne, qui le 26 septembre se heurtera de plein fouet au souvenir de Walter Benjamin qui s’était suicidé à cette même date, à Port-Bou, où il fut enterré. La ville célèbre la commémoration de la mort du philosophe lorsque Gabriel fera irruption, à son compte et prêt à démonter un secret explosif. Mais il devra faire face à plus grave qu’il ne pouvait l’imaginer. Même s’il avait déjà imaginé le pire.

Récit à deux voix, ce court roman est rempli de nostalgie amère et de petits signes de repères, images voilées dans un ensemble qui nous mène sur les traces des extrémismes brutaux et destructeurs, dans une symbolique inversée d’Ange Déchu qui devient un rempart contre une des formes du mal. Ange illustré par ce flic aux faibles moyens qui  essaie de bloquer une machine huilée par un internationalisme autoritariste et inhumain. L’éternel recommencement.
L’évocation très prenante de la fin de Walter Benjamin dont l’ombre couvre tout le récit de François Darnaudet trouve aussi un écho dans  la vie dérisoire et résignée de ce flic obscur et sans grade qui soudain retrouvera une espèce de dignité en exerçant à nouveau sa fonction première : la traque du mal. Mais le mal est-il toujours aussi bien défini que dans les combats des Anges ? Pour certains, oui. Mais pour les autres ?
De toute façon, Gabriel n’a qu’un destin : celui du subalterne. Le sort de l’homme révolté.

Mélancolique, noir,  Le dernier Talgo à Port-Bou vous mènera certainement plus loin que vous ne pouviez l’imaginer en ouvrant le roman de François Darnaudet.




PS : Le titre d’abord choisi pour ce roman : « Le sceau de l’Ange » était une excellente évocation de la partie contemporaine de celui-ci. On comprend évidemment pourquoi le titre actuel fut choisi en priorité (édition oblige…).

 

EB  (décembre 2005)

(c) Copyright 2006 E.Borgers


 


 
 
 
 
 
 
 
 

Le dernier Talgo à port-Bou - François Darnaudet  
 
 

















































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Mise à jour: 12 févrierr 2006
mise en ligne: 12 janvier 2006



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