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Masque de sang   

(Blood Mask - 2006)

Lauren Kelly (pseudo de Joyce Carol Oates)
Albin Michel - 2011
 

Lauren Kelly est, comme l’éditeur le rappelle par un  bandeau et en quatrième de couverture, un des pseudonymes de la romancière Joyce Carol Oates dont la longue carrière lui a fait un nom dans le domaine du thriller/suspense à résonnance psychologique, souvent dans des récits faisant appel au double ainsi qu’ aux zones d’ombre de ses personnages féminins et à leur sexualité réprimée, ce après bien des détours dans des genres marqués -comme le gothique,par exemple. Mieux connue aux USA, elle est l’auteur prolifique de plus de 55 romans et 30 recueils de nouvelles…
Les trois romans  (dont celui-ci) qu’elle a écrits sous le pseudo de Lauren Kelly ont la réputation de pencher, plus que d’habitude chez Oates, vers les univers du roman noir.

Masque de sang est l’histoire d’une jeune fille, Annemarie,  qui à quinze ans est recueillie par sa riche tante Drewe Hildebrand, après l’emprisonnement de son père et les cures de désintoxication de plus en plus fréquente de sa mère. Cette tante, femme encore jeune, riche par l’héritage de son mari,  possède une galerie d’art contemporain à New York très cotée, tout en s’occupant dans sa somptueuse demeure d’une fondation artistique créée par son défunt mari offrant des séjours de résidences à des peintres et graphistes sélectionnés. Un milieu à cent lieues de celui d’Annemarie qui dorénavant s’appellera Marta selon le bon vouloir de sa tante. Une tante qui la fascine et dont elle découvre de plus en plus les côtés autoritaires,  égocentristes et volontaristes, accompagnés d’une sexualité dévorante et castratrice. S’accommodant d’une vie plus facile sur le plan matériel, Marta va vite se retrouver écartée de la vie quotidienne de sa tante, de son intimité et peut-être de son affection. Encore plus isolée que dans son milieu familial d’origine qu’elle ne veut plus côtoyer.
Jusqu’au  jour de 2003, alors qu’âgée de 19 ans on retrouve Marta dans un coin de nature désert de l’état de new York, dévêtue, et presqu’inconsciente sous l’effet d’amphétamine à forte dose. Marta et sa tante Drewe ont été enlevées au domicile de celle-ci, mais Marta ne se souvient d’aucun  détail, luttant toujours pour récupérer ses sens et une consciences que les amphétamines ont oblitérés dangereusement, avec des risque de dommages irréversibles au cerveau Mais que c’est-il vraiment passé ? Où est cette tante trop connue, enviée et détestée par beaucoup trop de monde. Kidnappée, disparue, morte ?
Après l’épisode de la découverte d’Annemarie gisant dans les sous-bois, en ouverture du livre, la quasi-totalité du récit nous est rapportée par Annemarie  elle-même, depuis les questions  que se posent la police et l’entourage de Drewe Hildebrand suite à cet épisode tragique et mystérieux  jusqu’à la conclusion du roman. C’est dans la relation,  sous forme d’un retour en arrière  contenant l’imbrication de plusieurs périodes de la vie d’Annamarie, que se dessine petit à petit son histoire personnelle, sa vie avec sa tante et les rapports souvent ambigus que veut entretenir l’adolescente avec l’adulte sophistiquée  restant une énigme à ses yeux et faisant partie d’un monde qui ne l’intéresse pas, pire : qui remplit Annemarie de craintes. Une histoire d’adolescente figée par l’approche de l’âge adulte, ayant les pires difficultés pour établir des relations personnelles et se noyant dans des relations affectives qu’elle ne maîtrise pas, vivant une sexualité mise en berne ou reléguée dans les zones d’ombre de sa conscience.
Face à ces mâles qui ne sont que prédateurs potentiels,  ennemis de la gent féminine, victimes de leurs instincts primitifs ; même si dans le texte de Lauren Kelly ces aspects sont incorporés sans lourdeur inutile, avec une subtilité constante dans le suggéré, cela reste  -il nous semble- une des grandes composantes de ce roman,  s’ajoutant au  thème de l’innocence qui se pervertit quoi qu’elle fasse pour échapper aux souillures de l’âge adulte.
On peut d’ailleurs se poser la question de savoir jusqu’à quel point ces composantes  ne sont pas l’expression de sa psyché intime et de ses obsessions  propres que Joyce Carol Oates incorpore dans ses personnages féminins, plutôt que le fruit d’une étude fictionnelle de cas de figure particuliers ?
Aussi, pourquoi ai-je eu l’impression très forte, dès le milieu du livre que j’étais face à un roman « pour femmes » ? Je n’ai pas eu un tel sentiment depuis très longtemps, et reste persuadé que ce livre parlera plus facilement au lectorat féminin.

L’écriture assez soignée et la construction intelligente de Masque de sang garderont l’attention du lecteur jusqu’à la conclusion en forme de fin ouverte. Un suspense feutré, un monde coupé du réel et policé, des personnages masculins perçus comme dangereux mais sans épaisseur, des crises qui ressemblent à des névroses, des plaies qui ressemblent à des égratignures, tel est l’univers de Joyce Carol Oates-Lauren Kelly dans un récit qui vous est relaté par un témoin non fiable : Annemarie-Marta Straube

 

EB (janvier 2011)

(c) Copyright 2011 E.Borgers 

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Lauren Kelly - Masque de sang
 
 











































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Taxi, Take off  & Landing   
 

Sébastien Gendron  
Éditions Baleine  - 2010 

 
 

Par son titre et son sous-titre : « Roman aérien », le bouquin annonce la couleur.
On vous y  parlera des aéroports et de leurs dangers, surtout lorsque pas spécialement beau, pas spécialement intelligent ni entreprenant, attendant sagement près des portes d’embarquement, vous vous faites embarquer par une créature de rêve. Qui de plus vous dit que tout est prêt pour votre  mariage. Via Miami. Avec elle…
Là il doit y avoir quelque chose qui cloche, car votre mariage c’est bien prévu, mais avec Glenda qui est à des lieues, et des kilos, de ressembler à la divine créature qui vous a sauté au cou. Seule son aisance financière vous ayant permis de la supporter durant les quelques années de vie commune qui ont précédées.
Vous arrivez sur une petite île paradisiaque et soudain tout le monde vous en veut. Vous n’y compreniez rien, et là vous basculez dans la quatrième dimension. Même que c’est dangereux. Même que certains veulent votre peau. Même que si ça continue vous allez finir par regretter Glenda.
On ne peut vous en dire beaucoup plus, mais sachez que vous assisterez à des luttes d’espions, à des vengeances de gros égos friqués, à des déploiements d’escouades paramilitaires, et aux ébats de soubrettes coquines. De quoi déboussoler complètement Hector notre tiède héros que tout le monde sur l’île s’entête à appeler Jean Bond.

On l’aura compris, Taxi, Take off & Landing n’engendrera pas la mélancolie chez le lecteur. Son déballage de situations folles, racontées par les divers partis impliqués mais surtout par Hector, candide lâché au pays des tarés, crée un humour de décalage omniprésent  dans ce jeu du mystère qu’impose l’auteur à son personnage. La sur-utilisation du mystérieux et son détournement, sont ce qui alimente la parodie de roman d’espionnage/aventures que nous offre Sébastien Gendron.  Avec un récit renforcé par le témoignage candide et naïf d’Hector, qu’il nous raconte sur un ton suranné et complètement décalé. Rappelez-vous la voix off du personnage interprété par Jean Rochefort, qui nous raconte dans le film « Un éléphant ça trompe » les moments forts de ses péripéties dans un style empesé et tout à fait décalé, et vous aurez le ton du témoignage que nous fait Hector dans ce roman. 
Un bon roman d’aéroport, ou de SNCF, idéal pour passer de bons moments en attendant le départ vos transports divers. Et, vous êtes avertis : méfiez-vous fort des pulpeuses jeunes inconnues qui vous sauteraient au cou dans ces moments-là. Surtout si elles disent être votre future épouse et que la cérémonie n’attend plus que vous.
Sauf si c’est votre fiancée, of course !
Mais peut-on vraiment vous faire confiance ?

 
 

EB  (décembre 2010)  

(c) Copyright 2011 E.Borgers 

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Sébastien Gendron - Taxi, Take off & Landing
 
 

























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Coups de feu dans la nuit    

-L'intégrale des nouvelles

Dashiell Hammett 
Omnibus - place des éditeurs - 2011

 
On ne présente plus Dashiell Hammett, ce père fondateur du genre hard-boiled, un des courants majeurs du roman noir policier, auteur de talent qui d’emblée donna, dans les année 1920, ses lettres de noblesse à un genre de littérature issu de la littérature de gare et des pulps américains. Hammett, l’auteur de romans emblématiques et incontournables tels Le faucon maltais (1930), La clé de verre (1931) ou le mythique Moisson rouge (1929) et son âpre violence. Mais bien avant leur publication, Hammett s’était signalé comme un nouvelliste hors pair, innovateur, aux textes apurés et cinglants, maîtrisant et développant les techniques du récit comportementaliste  en publiant ses courtes histoires policières dans divers magazine américains du début des années 1920. Surtout dans ce qui fut le creuset du hard-boiled, ce pulp devenu culte : The Black Mask, où il trouva le véhicule idéal pour ses écrits novateurs. Il faut par ailleurs  savoir que la plupart de ses grands romans y furent d’abord publiés sous forme de nouvelles, avant d’être retravaillées et assemblées pour en faire les romans que nous connaissons.
En dehors des « nouvelles-romans » qui n’en font pas partie, ce sont 65 nouvelles qui sont réunies dans ce volume exceptionnel publié par « Omnibus », afin de commémorer le cinquantenaire de la mort de Dashiell Hammett en janvier 2011.
On y retrouve 9 inédits en français, et certaines des mieux  connues ont vu leur traduction revue  ou parfois refaite. « L’intégrale des nouvelles », selon le sous-titre du volume « Omnibus », assemblé sous la direction de Nathalie Beunat. Est-ce exhaustif ? Oui… jusqu’à un certain point, car il semble exister des traces de trois textes qui ne sont pas repris dans la présente anthologie (comme  The Man Who Loved Ugly Women- 1925, publié dans la revue  « Experience »). Mais je ne veux pas faire de mauvais procès : on peut considérer que l’exhaustivité est atteinte et certainement en ce qui concerne les nouvelles policières.
Et surtout,  on saura gré à « Omnibus » et à Nathalie Beunat  d’avoir publié un tel recueil, un ouvrage nécessaire comblant les lacunes des multiples éditions françaises antérieures.

On retrouve (ou vous découvrirez) toutes les nouvelles du « détective sans nom », ce Continental Op (Op pour operative, l’agent de terrain, celui des opérations) qui fit la célébrité de Hammett à l’époque, dans des récits où il s’imposait volontairement des restrictions en racontant le tout vu par les yeux de son héros, et à la première personne, renforçant ainsi le récit et introduisant un certain réalisme dans les histoires, techniques très peu utilisées dans les textes de littérature policière de l’époque (chez Hammett, son ‘agent de la Continentale’ apparaît dès 1923). Mais sa maîtrise dépassa rapidement le cadre du personnage récurent de la Continentale, et il produisit dans les années 1920 et 30 des nouvelles emblématiques d’un genre qu’il avait définitivement établi : le hard-boiled, sans oublier le personnage de détective privé, dur, remuant, réaliste et cynique, qu’il avait rendu indissociable de cette nouvelle littérature au fil de ses écrits, du  Continental Op à Sam Spade.
Dans les presque 1300 pages de ce volume « Omnibus » vous retrouverez  des nouvelles devenues classiques comme : le célèbre Cauchemar Ville   -qui donna de multiple versions filmées directement ou indirectement inspirées de la nouvelle et qui par son thème annonçait le roman de Hammett  La moisson rouge, le percutant Flic maison, Le sac de Couffignal, Piège à filles, Crime en jaune… Et toutes les autres qui captivent encore le lecteur actuel et ont influencé deux générations de romanciers modernes du noir. Sans oublier  le style d’écriture de Hammett, épuré, comportementaliste, qui est d’une efficacité redoutable dans la reconstitution d’ambiances dures ou tendues, de climats véristes et dans des dialogues directs exempts de « littérature », dialogues qui ont souvent  recours au langage familier et même à l’argot.
On peut dire qu’il mit au point un style innovant, qui -je me dois de le signaler- au contraire de ce que certains commentateurs anglo-saxons ont un peu trop vite annoncé,  ne doit rien à Ernest Hemingway, autre adepte du style comportementaliste (les dates de publication penchent en faveur de Hammett comme précurseur ; en ce qui concerne Hemingway, la supposition la plus bienveillante est qu’il s’agit de hasard… (parlant de hasard : on célèbre en 2011 le cinquantenaire de la mort de ces  deux écrivains !).
Ce volume a aussi le mérite de rassembler des textes éparpillés dans une bibliographie française assez morcelée (le sort habituel des nouvelles publiées hors volumes assemblés par les auteurs), parfois mal traduits, mutilés, face à un  corpus original resté longtemps incomplet suite à l’embargo que mis Lilian Hellman, compagne et légataire de Hammett, sur ses textes, certains documents, lettres…etc,  et à la republication de certaines nouvelles et recueils.

Une intéressante préface de Richard Layman (auteur américain, biographe et spécialiste de Hammett) et une introduction de Nathalie Beunat ouvrent le volume. En fin de volume, un texte de la petite fille de Hammett, Julie Marshall Rivett, commente les lettres de l’auteur retrouvées dans sa famille.
Le texte de  présentation de  Nathalie Beunat  se concentre sur la biographie de Hammett  qui en est le fil conducteur (et c’est important pour ceux qui ignorent tout de cet auteur dont la vie torturée a façonné son style et sa destinée d’écrivain, voire ses convictions)  mais on aurait aimé y avoir un peu d’explications concernant les recherches, difficultés et établissement final des nouvelles traduites rassemblés dans Coups de feu dans la nuit -sans réclamer un travail de thèse. A ce sujet il faut noter qu’il est dommage de n’avoir pas signalé pour chacune des nouvelles quelle traduction fut retenue : il aurait suffit d’indiquer la date de celle-ci à côté du nom du traducteur qui est donné (et celui que ça intéresse pouvait alors consulter l’indispensable bibliographie donnant la liste des publications de ces nouvelles en français, liste se trouvant en fin de volume). Côté pratique : une liste-index alphabétique des titres de nouvelles aurait aidé les recherches du lecteur dans ce volume, ainsi que l’indication de l’appartenance au cycle du Continental Op.

Que ces petites réserves ne vous empêchent pas de vous précipiter sur ce volume  et de savourer l’art de Dashiell Hammett, conteur d’histoires hors pair, styliste discret et tout à fait novateur.
Un des grands de la littérature noire. 
Un recueil indispensable.

 
 

EB  (janvier 2011)

(c) Copyright 2011 E.Borgers 

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Dashiell Hammett - Coups de feu dans la nuit (nouvelles)
 
 



































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Trois guerres pour Emma  
 

François Darnaudet 
Hors-série - Rivière Blanche - Black Coat Press - 2010
 
 

C’est sous des allures de roman-feuilleton que François Darnaudet nous fait le récit du parcours fictionnel de deux hommes et une femme qui se rencontrent durant le siège de Paris par les Prussiens en 1870, une toile de fond bien réelle.
Joseph Monroe, ouvrier lorrain, affilié aux moblots défendant Paris, est l’amant en titre de la très libre et belle  Emma, institutrice et socialiste convaincue, activiste soutenant les idées libertaires concernant la femme et son émancipation sociale. Dans la pagaille prérévolutionnaire et les combats permanents que livrent les divers corps d’armée aux abords de Paris sous la gouverne de hauts gradés incapables et défaitistes, un étudiant lorientais de la garde bretonne, Jean-Baptiste Gallenne, s’éprendra d’Emma alors qu’il la côtoie après avoir accepté l’aide de Joseph et d’être devenu assez vite son ami.
Dans l’atmosphère surchauffée de Paris, où se côtoient, et parfois s’affrontent,  révolutionnaires et partisans de la réaction bourgeoise qui voudraient empêcher le retour définitif de la République en France, la mort est omniprésente ; l’assassinat politique et l’élimination de militants actifs soutenant la cause du peuple ne faisant qu’accroître les tensions et les peurs.
Et c’est au milieu des agissements parallèles de certains services de police et de la sûreté de l’état, que sévit un étrange flic atrocement marqué au visage, traquant et éliminant sans pitié ceux qu’il croît mêlés à sa défiguration. Il aboutira sur les traces de Gueule de Chien, cet évanescent et dangereux tueur en série, suspecté être un gradé des forces spéciales ayant sévi durant la guerre du Mexique. Sanguinaire, dangereux et fou. L’horreur s’ajoutant au macabre et au sang de la guerre.
Le trio embarquant relations amoureuses, amitié et proximité intellectuelle, vivra sa vie de tourments et de véritable dangers, dangers qui s’exacerberont durant la Commune de 1871 qui, finissant dans un bain de sang et la chasse aux Rouges, le dispersera.
Ce sera sur les traces du Général Custer, redevenu colonel pour reprendre du service dans la chasse aux indiens, que nous retrouverons en 1876 les deux anciens amis mêlés avec l’US Cavalry à un épisode emblématique de la « conquête de l’Ouest » et de l’histoire des États-Unis, face à leur destin personnel.

Mêlant réalité historique et récit romanesque, Trois guerres pour Emma utilise en permanence les conventions du roman historique pour nous conter le destin et les amours d’Emma, au travers d’épisodes sanglants  imposés par l’Histoire. Un parcours indissociable des deux amis et rivaux,  amoureux d’Emma, une Emma tiraillée entre ses sentiments et le raisonnable. Une femme libre, amoureuse, qui est parfaitement à l’aise dans un trio qui nous évoque fortement celui de « Jules et Jim » (sans la différence de nationalité des amis qu’on rencontre dans ce dernier).Plus à l’aise que les deux hommes, piégés par leur amitié…
Le roman est émaillé de références historiques et de personnages bien réels qui croisent le chemin des protagonistes. Ou qui, bien qu’ayant existé, ont un comportement extrapolé pour s’inscrire dans l’intrigue et y participer, tel le personnage de Paul Verlaine tout à fait crédible en faune truculent et tragique, suivant une fois de plus ses sentiments plutôt que sa raison et les habitudes de sa classe. Joseph et Jean-Baptiste ont eux aussi réellement  existés, mais leurs traces proviennent uniquement de leur présence dans la bataille livrée aux indiens en 1876, le romancier leur ayant crée une vie imaginée, orientée par le fait que l’un d’eux, Jean-Baptiste,  avait été « expulsé de France comme révolutionnaire ». Une projection à rebours de la vie imaginaire de ces deux personnages assez différents, emportés par l’amour fou qu’ils portent à Emma, contre vents et marées, guerres et conventions sociales.

 

 
 

EB  (décembre  2010)

(c) Copyright 2011 E.Borgers 

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François Darnaudet - Trois guerres pour Emma
 
 



































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Mise à jour: 11 janvier  2011