CANAL NOIR



   
   PATRICK PÉCHEROT
        
 
 
 
Patrick Pécherot est principalement connu du public pour ses trois romans racontant la saga de Nestor, de 1926 à 1941.
Sur les traces de Nestor Burma, Pécherot a réussi un cycle qui, loin d'être un pastiche, est une vraie continuation de l'oeuvre du Léo Malet  des "Nouveaux Mystères de Paris".

Reconstituées avec le soin d'un créateur d'ambiances, les trois époques revisitées dans les romans sont évoquées avec la justesse de ton qui rend l'ensemble crédible. Il en va de même pour le personnage de Nestor, re-création de Pécherot, véritable écho littéraire de son modèle, dont les traits et agissements, tels que mis en scène par cet auteur contemporain, ont évité d'en faire l'image miroir du détective inventé par Léo Malet.
Et le talent de Patrick Pécherot n'est certainement pas étranger à la réussite du "cycle de Nestor".


J’ai rencontré Patrick Pécherot à Bruxelles, dans le cadre du festival TOTAL POLAR 2006, et il a bien voulu répondre à mes questions.

E.Borgers
février 2006

 



EB
Patrick Pécherot,
j’ai lu vos trois romans faisant partie de ce qu’on pourrait appeler « le cycle de Nestor »…
(voir les commentaires de ces trois romans dans notre chapitre Carnets Noirs)

Patrick Pécherot
On peut le dire, oui. C'est le "cycle de Nestor"


EB

J’ai une question depuis que j’ai lu le premier, Les brouillards de la Butte : pourquoi l’univers de Malet ?
Je suppose que tout le monde vous la pose, mais elle me semble essentielle.


PP
 La réponse n’est pas trop difficile : je suis tombé dans les Nouveaux Mystères de Paris, la série de Léo Malet avec son détective Burma, lorsque des auteurs du noir de ma génération ont fait redécouvrir Malet (années 1970/80). C’étaient Jean-François Vilar, Jean-Patrick Manchette, notamment,  et une petite équipe de "Libération" qui ont relancé Malet. J’ai donc lu la série lorsqu’elle est reparue dans les années 1970, et j’ai trouvé dans Burma un des derniers héros populaires et un certain nombre de réminiscences d’un univers dont je me sentais proche, en piéton de Paris… On y trouvait aussi la trace des surréalistes. Et j’ai eu envie de jouer avec le personnage de Burma.


EB
Et son créateur, Léo Malet, est quelqu’un à la personnalité complexe… et riche


PP
Complexe pour le moins, et riche par la diversité de sa production. Du roman d’aventures au poème surréaliste, en passant par le roman noir et les romans avec Nestor Burma. Malet a par ailleurs fait partie du groupe surréaliste.


EB
Il a même participé à des expositions surréalistes à Paris, en son temps.
Vous vous êtes servi de ces aspects dans vos romans.


PP
Oui. Malet avait aussi le projet inabouti d’un roman dans lequel il comptait explorer la jeunesse de Burma, et cela devait s’appeler…


EB
 Les Neiges de Montmartre, débuté en 1974.

PP
Oui, c’est cela. Il avait écrit une situation de départ en deux ou trois pages, dont je suis parti pour écrire le premier roman avec Nestor...


EB
Malgré l’équivoque qui apparaît dans ce premier roman, équivoque qui pourrait laisser penser que vous allez vous concentrer sur « les aventures de Léo Malet »- même avec un autre personnage- un peu comme si on jouait au  "héros masqué ", vers la fin de l’intrigue il est clair que c’est de Burma dont il s’agit…


PP
Burma n’appartient qu’à son créateur, et, comme les lecteurs,
a priori, s'approprient les personnages des fictions littéraires, en lecteur de Burma je me le suis approprié.
J’en ai fait un personnage  qui ne devait pas donner lieu à une suite, mais
finalement il y a eu  une suite en deux romans. Dans cette suite, ce n’est plus tout à fait Burma qu'on y trouve, c’est un Nestor qui n’est « ni tout à fait le même ni tout à fait un autre », comme dans le poème de Verlaine.

EB
En fait c’est une "prolongation". Je pense que le terme définit bien ce que vous avez fait, et comme je l’ai déjà dit ailleurs, ce que vous avez créé n’est pas un pastiche…


PP
 "Prolongation" convient, mais le premier volume était plus un hommage et était revendiqué comme tel. A partir du second, oui, j’aime bien le terme "prolongation"…
Cette prolongation c'est comme si sur un tronc "Burma"  il y a eu la greffe d’une petite branche, celle de mon Nestor.
Un journaliste avait parlé de ressemblance archétypale, ça peut être ça aussi.


EB
Une parenthèse et une question qui peut paraître saugrenue :  est-ce volontaire d'avoir toujours un "B" dans vos titres du cycle de Nestor ?
 Butte,  Belleville-Barcelone, Branques…
Cela m’a frappé à la publication du troisième volume. Mais ce n’est peut être qu’une coïncidence ?


PP
Au départ, il n'y a pas eu de volonté dans ce sens. Puis, c’est Didier Daeninckx  qui m’a fait remarquer que dans les deux premiers titres il y a un double B, mais je ne l’avais pas fait exprès. Toujours  un hasard pour le deuxième,
après la remarque de Didier c’est devenu volontaire pour le troisième roman, pour lequel  j'ai cherché un titre avec cette particularité.

EB
C’est une similitude, celle des "B", que j’avais remarquée moi-même dans les trois titres du cycle...
Vous avez déclaré plusieurs fois que Boulevard des Branques  était le dernier roman de la série des Nestor. Pourtant, il me semble que par la manière dont vous avez développé ces prolongations vous avez su recréer l’univers de Malet dans ses Burma, et c’est peut-être ce qui est le plus important. Plus important que de recréer un Burma conforme, calqué, bien que Nestor se comporte assez bien comme le Burma original.
Je ne vous cache pas que si quelqu’un d’autre avait repris ce personnage et son univers avec moins de précautions et de talent que vous, le pire eut été à craindre. Mais ce n’est pas du tout le cas avec votre Nestor et son univers.
Il me semble donc qu’il y a là encore matière à un ou deux romans supplémentaires, sans tomber dans la répétition et le banal.
A moins que c’est vous qui en avez marre… ?



PP
Non, pas du tout.
J’ai surtout peur d’ennuyer mes lecteurs. Et c’est sûr, c’est peut-être moi qui vais m’ennuyer du personnage à la longue.
Nestor, c’est un projet abouti, et il est terminé avec les trois volumes. Le dernier finit
en 1941 avec un clin d’œil  au "vrai" Burma, puisque c’est la période où il va débuter ses "vraies" aventures… Mais le cycle de Nestor se termine en 1941.

EB
Léo Malet sort du stalag en 41 et va publier 120 rue de la Gare. Premier Burma écrit en 42, publié en 43.


PP
Oui, c’est cela... Donc j'arrête les aventures de Nestor en 1941. Il y tellement de séries qui s’éternisent parce que leurs auteurs n’ont pas l’énergie  de les arrêter. 

EB
Revenant au dernier Nestor paru, Boulevard des Branques, on y trouve certaines "longueurs" en matière de pages, mais ce ne sont pas des digressions qui s'écartent de l’ambiance principale ; elles illustrent l'époque et les personnages, sont intéressantes et captivent le lecteur.
Ce sont des "longueurs" qui ne fatiguent pas, contrairement au remplissage trop souvent rencontré dans certains thrillers et romans de faiseurs.
Je me suis demandé si ces digressions font suite à une demande de l’éditeur qui réclamait plus de pages pour le roman à venir, vu le « calibre » de la nouvelle Série Noire, grand format et épaissie...?


PP
Non, ce n’est absolument pas à cause de l’éditeur…
D’ailleurs le roman a été écrit avant l’apparition du "grand format" de publication dans  la Série Noire.
J’ai par contre remarqué que plus ça allait, plus mes bouquins s’allongeaient.
D'un autre côté,  il est sûr que les très petits manuscrits, un peu comme mon premier roman, ne passent pas dans les grands formats.
Quand aux passages que vous signalez, j’avais envie de parler d’une époque (ici 1940) un peu plus longuement que je ne l’ai fait dans les deux précédents. Parler plus longuement de l’exode, la débâcle, etc., cela m’a semblé nécessaire. Je me voyais pas faire des scènes courtes sur l’exode, par exemple, il fallait plus de détails.
Et comme je m’étais fixé comme ligne de conduite d’en faire le dernier roman de la série, j’ai peut-être plus musardé en chemin, pour éviter de le quitter. L'allongement, c'est aussi en fonction de la trame et des rebondissements, car je travaille un peu comme les feuilletonistes :  sans savoir forcément où mène le lundi ce que j’ai écrit le dimanche soir. 


EB
Parmi les écrivains qui vous ont influencés, vous avez plusieurs fois cité Simenon dans vos déclarations et interviews. Vous l’avez découvert tardivement semble-t-il.


PP
J
’ai redécouvert Simenon au travers des Maigret.
Je fais partie de la génération pour une bonne partie de laquelle Simenon, dans les années 1970, n’est pas très rock’n roll !  Ça semblait coin du feu, mironton, et je suis sans doute passé à côté.
Je l’ai redécouvert il y a une dizaine d’années, avec un plaisir très très grand.


EB
La série Maigret, et je suppose d'autres de ses romans plus littéraires ?  Ses romans "durs", comme il les appelait.

PP
Les Maigret,  mais pas que ça, en effet.
J'ai aussi découvert ses autres romans,
dont ses romans « durs » .
J’aimais beaucoup Simenon et ses déambulations, aussi celles de son personnage Maigret,  dans certains paysages de la Belgique, du Nord de la France,  dans Paris. Je suis très sensible  à la façon qu’il a de décrire les odeurs, les climats.



EB
Maigret c’est un autre « piéton », effectivement… Mais Simenon était aussi un « piéton » : il a bourlingué toute sa vie, il a voyagé partout...

PP
Oui, tout à fait.
Et on trouve chez lui une espèce de lenteur dans l'écrit qui va bien à mon caractère. C’est un grand auteur, et je crois que maintenant il  a été redécouvert par toute une génération de jeunes auteurs de talent.
Puis il y a des tas d’endroits  que je retrouve dans ses livres. J’ai découvert que Simenon avait vécu dans un endroit près de celui où j’habitais quand j’étais môme, par exemple. Il y a aussi un de ses romans peu connus, pas un Maigret, qui se passe sur les quais de la Seine, entre Suresnes et Puteaux, où j’ai habité. C’est l’histoire d’un anarchiste qui va poser une bombe dans une usine d’aviation, et il est tenaillé par un problème de conscience (
il s’agit de « Le Suspect », Gallimard, 1938 – ndlr).
J’aime bien marcher sur les traces soit des héros soit des  auteurs- marcher physiquement, j’entends. Et dans les écrits de Simenon, les endroits sont très présents.
Quand Maigret pousse la porte d’un café, on sent l’odeur de la bière, du tabac, c’est immédiat. Avec une économie de moyens formidable.
Il y a d’ailleurs un mystère : ce qui apparaît chez lui comme une absence de style littéraire, dégage des sensations très très fortes…


EB
C’est tout Simenon: une espèce de simplicité, travaillée, mais qui est très efficace.
Et dans les auteurs de polars,
actuels ou non, quels sont ceux qui entrent dans votre panthéon personnel ?


PP
L’attachée de presse de la Série Noire me dit souvent que je ne fréquente que des morts. C’est en partie vrai, mais en partie seulement.

EB
Sans être cruel, il faut bien constater que nombre de vivants nous font regretter les morts…

PP
Dans mon panthéon, je placerai le trio qui a fait passer le polar  français du roman policier au noir : Amila, Héléna, Malet.  Parmi la génération du "néo-polar", mot tarte à la crème, ce sera évidemment Daeninckx, Marc Villard dont j’adore la concision et ses nouvelles. La nouvelle est d'ailleurs un genre peu travaillé car peu édité en France.
Chez les anglo-saxons,
je mets dans mon panthéon : Chandler, James Crumley et un écossais qui s’appelle William McIlvannney. Les romans de McIlvanney, publiés chez Rivages, se passent à Glasgow et ils dégagent un très grande humanité, et -comme chez Chandler- il y a beaucoup de choses dans les silences.
Il y a aussi Claude Néron que j’ai découvert récemment et qui, pour moi, est une des plus belles plumes du roman français et du polar, de l’écriture tout court. Il est malheureusement mort et ses romans ne sont plus édités. Il a surtout laissé une traces au travers de quelques films. Claude Sautet a fait Max et les ferrailleurs, film qui est basé sur un roman de Claude Néron; Sautet  a aussi  fait Vincent, François, Paul... et les autres (1974)  sur un scénario auquel  Néron a participé, scénario basé sur son roman La grande marrade.
Néron a écrit, toujours avec Sautet, le scénario du film Mado (1976). Il en fera une novélisation par la suite
Il a également fait un roman édité par Guérif,  Les chiens fous, qui a donné un film qui s’appelle  Le bar du téléphone (1980) .
Néron, c’est une écriture d’une beauté et d’une richesse incroyable. Dieu sait si le film Max et les ferrailleurs est beau, mais le roman est à mille pieds au-dessus !
Dans les contemporains, je cherche des noms et je ne trouve pas pour l’instant. L’attachée de presse doit avoir raison : je fréquente les morts.
Mais pour les vivants, j’ai
encore le temps  de les découvrir. Tandis que pour ce qui est des morts, il faut que je me dépêche…

EB
…avant qu’on ne les publie plus ?


PP
Oui, il y a de ça…
Dans les anglo-saxons actuels, un auteur qui me revient, c’est Ken Bruen, l’auteur irlandais un peu déjanté  qui a  une façon particulière d’écrire.

Et Robert B. Parker  (auteur américain contemporain, ndlr).

EB
Personnellement, j’ai laissé tomber R. B. Parker, surtout à cause de sa série des Spenser qui finalement devenait du "Nous Deux ". Et pourtant  c’est un auteur de grand talent. Mais il le gâche… probablement pour des raisons qui lui sont propres.


PP
On n’est pas forcé de lires tous ses romans …

EB
… vous avez raison. Il faut se concentrer sur les premiers. Après ça devient ce que je viens de dire, du "Nous Deux".


PP
Oui,  à cause du dialogue entre Spenser et sa petite copine… Par contre j’ai lu récemment La femme perdue  qui se passe dans un quartier de délinquants et de déshérités Latinos aux USA. Très  bon roman publié chez « J’ai Lu » 
(il s'agit de "Thin Air", un des romans de la série des Spenser, publié en 1995 aux USA, lorsque la série comptait déjà plus de 20 titres- ndlr).

EB
Ma réaction est sans doute trop vive, mais j’avais déjà lu  beaucoup de romans de Parker lorsque j’avais décidé de laisser tomber.


PP
J’ai eu un peu la même réaction de rejet avec les romans de Kaminsky(*), pour d’autres raisons. Au début il me faisait  pourtant hurler de rire…
Ce sont les défauts de séries: on ne contrôle plus très bien.
Mais Parker a une très belle écriture, un sens du dialogue, et dans le lot, il il y a quelques très bons romans.


(*)  Stuart Kaminsky: auteur contemporain américain, prolifique, surtout connu en France pour sa série des Toby Peters, série teintée d'humour se passant dans le Hollywood de la grande époque, avec de vraies vedettes comme personnages agissant dans les romans (ndlr)

EB
Entièrement d’accord.  Et c’est  ce que je lui reproche, gâcher son talent qui est réel.

Changeant de sujet, je voudrais parler de votre production BD, puisque vous êtes le scénariste de quelques albums. C’est la BD qui est venu vous chercher … ou c’est le contraire ?


PP
C’est la BD qui est venue me chercher, et pas l'inverse. C’est un dessinateur qui cherchait un scénariste et ce dessinateur, Jeff Pourquié, je le connaissais par personne interposée car lors d’un concert du fils de Django Reinhardt, il avait un dessin de scène pour lequel j’avais eu un grand flash. J’ai cherché à rencontrer le dessinateur, puis cela m’est sorti de l’idée. Deux ou trois ans après ça, quelqu’un me  présente dans un bar un dessinateur  qui cherchait un scénariste pour faire de la BD. C’était Jeff Pourquié.
On a vite découvert qu’on avait un univers en commun sur fond de musique manouche, un univers un peu déjanté. On le retrouve dans les BD  que nous avons faites en collaboration, mais pas dans mes bouquins.
Jusqu'à présent, nous avons publié trois albums de BD.

EB
Qu’avez-vous actuellement en préparation, Patrick Pécherot ?

PP
Un roman pour jeune lecteur. J’ai sorti un polar dans la collection « Souris Noire » l’été dernier (2005), et maintenant je suis  en train d’en terminer un second. Cela  fait des sas de décompression par rapport à l’univers dans lequel autrement  j’aurais tendance à m’enfermer. C’est un autre travail sur l’écriture.

Avec Jeff et un guitariste de jazz manouche, Patrick Saussoy, on
a aussi des projets de choses à trois, on tourne autour.
Pour le prochain album de Saussoy, je vais lui faire un texte, ou une nouvelle; je ne sais pas encore.
On projette aussi de faire quelque chose
de plus élaboré, à trois : une histoire en musique ou quelque chose de ce genre.  On tourne autour de ça.
D’autres romans commencent à germer,  mais tant que ce n’est pas complètement défini, je préfère ne pas trop en parler.


EB
Mais votre prochain roman a neuf chance sur dix de ne pas être un Nestor, je suppose ?

PP
C’est vrai. Je vais essayer de tenir ma parole. J’ai dit que c’était terminé.

EB
Vous pourriez y revenir plus tard ?

PP
Je ne pense pas, mais il faudra voir ce qui se passera…
Par contre, je n'ai pas forcément abandonné la période antérieure à la nôtre.

EB
D’autant plus que certaines similitudes entre un certain passé proche et la période actuelle, sont sidérantes. Surtout en examinant les années 1920 à mi-50...


PP
Oui, similitudes dans des questions intellectuelles, dans des thèmes politiques; il y a des débats qui n’ont pas été tranchés à l’époque.
J’ai parlé de la guerre d’Espagne (dans Belleville-Barcelone), et ce qui était intéressant, et très actuel, c’était le débat existant alors autour du droit 
d’ingérence, ou de la négation de ce droit …
Ce genre de questions m'intéresse.



EB
Nous attendons donc avec impatience la suite de vos explorations du passé proche.
Merci, Patrick Pécherot.





Bruxelles, 4 février 2006 - festival TOTAL POLAR


commentaires dans Polar Noir
sur la
trilogie de Nestor :
                                                          voir
  >>> nos Carnets Noirs


© E.Borgers 2006



 
 
 


 


 

PATRICK PECHEROT - fév. 2006 - photo E.Borgers      

          Patrick Pécherot                        (photo E.Borgers)

               
















Bibliographie sélective
- Tiuraï, Série Noire, Gallimard, 1996
- Terminus Nuit, Série Noire, Gallimard, 1999

"Cycle de Nestor"
- Les brouillards de la Butte, Série Noire, 2001
- Belleville-Barcelone, Série Noire, Gallimard, 2003
- Boulevard des Branques, Série Noire, Gallimard, 2005

Jeunesse (polar)
Le voyage de Phil, Souris Noire, Syros, 2005


EB - fév. 2006

 
 
 
 
   
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 




















































































































































                  

         
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Mise à jour de cette page:  15 février 2006
Création: 10 février 2006


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